Aimer l'Eglise ?

Publié le par MICHEL

Des articles et des commentaires liés de près à l'actualité ou non sont écrits sur ce blog à propos de l'Eglise...
Peut on malgré questions et incompréhensions, souffrances ou regrets, affirmer que l'Eglise est ce que la religion catholique romaine revendique de la façon la plus solide ?

Profondément enracinée dans la "socialité" de l'homme elle est le prolongement et la présence du "Jésus Christ fils de Dieu Sauveur" incarné et acteur de l'acte salutaire de Mort Resurrection ; depuis plus de vingt siècles l'Eglise traverse le temps de l'humanité tirant sa force et sa puissance de l'ordre reçu du Sauveur d'annoncer à toute chair la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu dans la communion duquel tous et chacuns trouvent sens à leur existence.

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L'Eglise est parmi nous comme Sacrement d'un salut, d'une destinée, d'une finalité de l'existence qui n'ont de vérité que dans la perspective de l'altérité et de la communion : chaque être humain doit réaliser sa vocation personnelle dans le concert d'une vocation de l'humanité toute entière dans laquelle la sienne propre trouve son véritable sens.

Voilà pourquoi tout le discours qui porte sur une vie avec Dieu ou en communion avec Jésus en faisant impasse sur l'Eglise n'est pas un vrai discours Chrétien !
Mes perspectives personnelles n'ont de sens que dans la marche avec mes frères dans l'Eglise Peuple de Dieu dont la vocation est universelle.
Les perspectives de la communauté plus ou moins réduite à laquelle je suis heureux d'appartenir n'ont de sens que si elles sont un "relais" un moyen de m'ouvrir sur l'universalité de l'Eglise.

Voilà pourquoi toute Mission, toute Fonction, tout Ministère ne peut exister dans l'Eglise que si il vient d'elle ou est reconnu par elle comme moyen pour elle de mieux se construire s'ouvrir et remplir sa Mission.
Dans l'Eglise chacun trouve sa place en marchant à la suite de son Seigneur sur le chemin de mort et de resurrection avec ses frères c'est à dire le chemin de la découverte au coeur de son existence quotidienne de l'altérité qui le constitue et de l'universalité qui l'attire et lui donne sa vraie dimension....
Il n'y a pas de place dans l'Eglise pour les auto proclamation tonitruantes de certitudes, de charismes ou de missions particulières hors du chemin de Jésus mort et ressuscité..

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Etre critique, poser des questions, se mettre quelquefois en colère c'est aussi une marque d'Amour pour l'Eglise en même temps que l'expression d'une souffrance qui n'est pas forcément dénuée de sens..

Merci donc à tous ceux qui envoient des commentaires : ils sont tous du plus grand intérêt car riches d'expériences ou d'études sérieuses.

Je voulais juste écrire ce soir, que le souci de ce blog est d'être vrai avec l'Eglise, d'une vérité pas toujours tendre et quelquefois une peu irrespectueuse : mais que chacun veuille bien croire qu'il s'agit de manifester et de partager un Amour authentique de l'Eglise "Peuple" de Dieu telle qu'elle s'est définie dans le Concile Vatican II et telle qu'elle n'a pas fini de se découvrir elle-même..

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Publié dans Parole de Pauvres

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G
D'un certain Clément d'Alexandrie, Père de l'Eglise : Il va sans dire que ces Stromates, pétris d'érudition, s'ingénient à cacher les semences de la connaissance¹. 1. De même que le chasseur passionné aime à quêter, fouiller, pister, lancer ses chiens avant de prendre la bête, de même le vrai se révèle plein de douceur quand on l'a quêté et obtenu à grand travail. 2. Et pourquoi avons-nous jugé bon de disposer ainsi nos notes ? Parce qu'il est très dangereux de révéler l'enseignement réellement mystérieux de la véritable philosophie à des gens qui veulent tout contre'dire sans ménagement et sans la moindre tenue, se dupant eux-même et mystifiant ceux qui les suivent. 3. Comme dit l'Apôtre : « Les Hébreux réclament des miracles, mais les Grecs cherchent la sagesse.»³ (Les Stromates I, 20,4 à 21,3) -  1) Gnose - 2) Cf p. 6 note 1 - 3) I Cor I, 22. ─ «Jésus disait : J'ai semé du feu dans le monde et voici que je le préserve jusqu'à ce qu'il s'embrase.» (Ev. de Thomas 10). Le feu représente souvent, dans l'Ancien testament, un moyen de purification (v. Lv 13, 52 ; Nb 31, 23), de discernement (v. Is 33, 14 ; Jr 23, 29) ou de sanction (v. Gn 19, 24). Dans ce cas c'est le discernement. ─ Bon vent à tous. Cordialement, Guy ROGER.
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M
"le vrai se révèle plein de douceur quand on l'a quêté et obtenu à grand travail."...Voulez vous dire que le "vrai" ne s'impose jamais comme évidence tonitruante, mais reste le fruit d'une recherche assidue d'une écoute attentive et d'une disponibilité totale aux signes nombreux de la vie, lus relus et validés dans la lumière de la Révélation ?