Pédagogie de Dieu : Eleazar, Juda et les frères maccabées
Israël sous les Grecs : la Saga des frères Maccabées
Pour ne vision plus complète de l'histoire de la période, voir : La Révolte des frères Maccabées
C’est en l’an 333 av. J.-C. qu’Israël passe sous la domination des Grecs. Cette année-là, Alexandre affronte victorieusement les Perses et s’empare de la région palestinienne. A sa mort, en 323, ses généraux se partagent son empire. La Judée revient aux Lagides ou Ptolémées, également souverains d’Egypte. Ils se montrent respectueux envers les traditions juives et accordent un statut d’autonomie culturelle et religieuse au pays.
En Judée, certains s’inquiètent de l’hellénisation intensive des traditions juives.
Peu à peu, la culture hellénistique submerge tout le Proche-Orient, et séduit bien des Juif
Une littérature antihellénistique fait son apparition.
En l’an 200, Israël passe sous la domination des Séleucides de Syrie. Contrairement aux Lagides, ils veulent imposer la culture grecque par la force. En 167 av. J.-C., Antiochus IV de Syrie interdit la pratique du judaïsme et, suprême outrage, installe une statue de Zeus dans le Temple. Les martyrs sont nombreux. Une révolte éclate sous la conduite d’une famille juive – un prêtre et ses cinq fils, parmi lesquels Judas, dont le surnom est Maccabée. A la mort de son père, il prend la tête de la résistance à l’hellénisation forcée. En 164, il parvient à reprendre Jérusalem. Le culte est restauré dans le Temple
La Bible raconte la geste des frères Maccabées dans les deux livres du même nom : ces deux livres qui recouvrent la même période et comportent de nombreux "doublons" n'ont aucune prétention à caractère historique : comme la plupart du temps dans la Bible, l'histoire est le lieu d'une reflexion sur la Foi d'IsraëlLa distance entre l'histoire telle qu'elle nous est connue par d'autres sources pour cette période d'une part, et la relation qu'en font les auteurs bibliques d'autre part, nous permet de mieux saisir comment ^les évenements sont relus, et donc comment s'enrichit la Foi d'Israël.
Cette période témoigne d'un enrichissement considérable
de la foi du Peuple de Dieu :
Voici les traits les plus nouveaux relevés à partir du texte Biblique
1. Dieu est pédagogue : il éduque son Peuple
Maintenant, je recommande aux lecteurs de ce livre
de ne pas se laisser décourager par de tels malheurs.
Qu'ils se disent plutôt que ces persécutions avaient pour but
d'éduquer notre peuple
et non de l'anéantir w .
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C'est ainsi qu'il ne nous prive jamais de sa bonté ;
il envoie des épreuves à son peuple
pour l'éduquer
et cela signifie qu'il ne l'abandonne pas.
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2. Dieu a choisi son Peuple : c'est lui qui est l'objet de ses bénédictions
Le Temple et son culte sont le signe de la permanence de cette élection.
Sans l'election du Peuple par Dieu,
le temple et son culte son dénués de sens
Mais le Seigneur n'a pas choisi son peuple à cause du temple ;
au contraire, il a voulu le temple à cause de son peuple l .
C'est pourquoi le temple lui-même subit alors le contrecoup des malheurs du peuple ;
en revanche, plus tard,
il bénéficia également des faveurs accordées à ce peuple.
Dans sa colère, le Dieu tout-puissant avait laissé le temple sans protection ;
mais lorsque le souverain Maître s'est réconcilié avec son peuple,
le temple lui aussi a été restauré dans toute sa gloire.
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3.- Dieu est fidèle
Son élection et l'Alliance dépassent la vie de ce monde.
C'est lui qui crée tout ce qui vit et respire...
...et rend la vie à ce qui meurt..
Il eprouve même les méchants qui le reconnaîtront
Au coeur du livre (2°Livre des Maccabées Chapitre 7) 7 frères martyrs meurent en même temps que leur mère à cause de leur refus de violer la loi de Dieu.
Sont reproduits ici les derniers mots des martyrs à leurs bourreaux (de 1 à 7) ainsi que les actes de foi de leur mère
1.- « Le Seigneur, notre Dieu, nous voit
et il ne reste certainement pas insensible à notre sort.
Car Moïse a déclaré dans le cantique même où il accusait son peuple :
«Le Seigneur sera sensible au sort de ses serviteurs a .» »2. - « Criminel ! Tu nous ôtes la vie présente ;
mais le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie nouvelle, éternelle c ,
puisque nous mourons par obéissance à ses lois. »3.- « C'est le Dieu du ciel qui m'a accordé ces membres ;
par fidélité à ses lois j'accepte d'en être privé,
car j'ai l'assurance qu'il me les rendra. »
4.- « Qu'il est bon d'avoir une espérance quand on est mis à mort par les hommes !
Dieu a promis, en effet, de nous relever de la mort !
Mais, pour toi, il n'y aura pas de résurrection, pas de vie nouvelle. »
5.- « Tu as le pouvoir de faire ce que tu veux parmi les hommes,
bien que tu sois mortel comme eux.
Mais ne crois pas que Dieu ait abandonné notre peuple !
Tu ne perds rien pour attendre :
tu feras l'expérience de son immense puissance,
quand il sévira contre toi et tes descendants d . »
6.- « Tu aurais tort de te faire des illusions !
Si nous souffrons ainsi, c'est par notre faute,
car notre peuple a péché contre son Dieu.
C'est pourquoi des malheurs aussi terribles nous sont arrivés e .
Mais ne t'imagine pas que tu resteras impuni,
toi qui as eu l'audace de déclarer la guerre à Dieu lui-même ! »
La foi de la mère des martyrs :
« Je ne sais pas comment votre existence a commencé dans mon ventre.
Ce n'est pas moi qui vous ai donné le souffle de la vie,
ce n'est pas moi qui ai mis en place toutes les parties de votre corps.
Le Créateur du monde est à l'origine de toutes choses,
c'est lui qui forme les humains dès qu'ils sont conçus.
Eh bien, il aura pitié de vous
et vous rendra le souffle de la vie,
puisque vous acceptez maintenant d'en être privés
pour rester fidèles à ses lois. »
« Mon fils, aie pitié de moi.
Rappelle-toi que je t'ai porté neuf mois dans mon ventre et que je t'ai allaité trois ans.
J'ai pris soin de toi, je t'ai nourri et élevé jusqu'à ce jour.
Je t'en prie, mon enfant, contemple le ciel et la terre, regarde tout ce qui s'y trouve.
Reconnais que Dieu a fait tout cela à partir de rien
et qu'il a créé les humains de la même façon.
Ne crains donc pas ce bourreau,
mais accepte de mourir avec autant de courage que tes frères.
Je pourrai ainsi te retrouver, avec tes frères,
lorsque Dieu nous manifestera sa bonté. »
7. - « Qu'attendez-vous encore, vous autres ?
Je ne veux pas obéir à l'ordre du roi,
mais aux commandements de la loi
que Dieu a donnée à nos ancêtres
par l'intermédiaire de Moïse.
Quant à toi, roi Antiochus,
qui as imaginé tous les maux qui se sont abattus sur le peuple juif,
tu n'échapperas pas à la main de Dieu !
Pour nous, nous avons péché
et c'est pourquoi nous devons souffrir maintenant g .
Notre Seigneur, le Dieu vivant,
nous fait sentir sa colère pour peu de temps,
afin de nous corriger et de nous éduquer.
Ensuite, il se réconciliera de nouveau avec nous, ses serviteurs.
Mais toi, l'ennemi du Seigneur,
le plus ignoble de tous les hommes,
ne t'enfle pas d'un fol orgueil !
Toi qui portes la main sur les enfants de Dieu,
ne te repose pas sur de faux espoirs !
Car le Dieu tout-puissant voit tout
et tu n'as pas encore échappé à son jugement !
Mes frères,
après avoir souffert un moment,
sont tombés par fidélité à l' alliance de Dieu
et c'est la vie éternelle qui les attend h ;
mais toi,
Dieu te jugera et t'infligera la juste peine que ton arrogance mérite.
Tout comme mes frères,
je suis prêt à sacrifier mon corps et ma vie
pour les lois de mes ancêtres.
Je demande à Dieu d'avoir bientôt pitié de notre peuple,
mais de te tourmenter et de t'éprouver
pour t'amener à reconnaître toi-même
que lui seul est Dieu.
Puissions-nous être les derniers, mes frères et moi,
à subir la colère
que le Tout-Puissant a déchaînée à bon droit
sur tout notre peuple ! »
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4.- La Prière et le Sacrifice pour les morts et le pardon de leurs fautes43 Judas fit une collecte parmi ses soldats, qui rapporta environ deux mille pièces d'argent. Il envoya cette somme à Jérusalem afin qu'on y offre un sacrifice pour obtenir le pardon de ce péché. Il fit ainsi une action fort belle et louable, en montrant qu'il croyait à la résurrection des morts. 44 En effet, s'il n'avait pas espéré que les soldats morts ressusciteraient un jour, il aurait été superflu et stupide de prier pour eux. 45 En outre, Judas était certain qu'une magnifique récompense est réservée à ceux qui meurent en demeurant attachés à Dieu — et c'était là une conviction sainte, digne d'un fidèle ! — Voilà pourquoi il fit ce sacrifice en faveur des morts, afin qu'ils soient pardonnés et libérés de leur faute.
5.- Comme Elazar et les martyrs
se "dirigent volontairement vers le lieu du supplice",
Le Fils de Dieu fait homme scellera l'alliance universelle
en marchant volontairement vers la Croix.
Le martyre d'ÉlazarParmi les principaux maîtres de la loi,
il y avait alors un certain Élazar.
Il était avancé en âge et de fort belle apparence.
On lui tint la bouche ouverte pour l'obliger à avaler de la viande de porc y .
19 Mais il préférait mourir avec honneur plutôt que de vivre dans la honte.
Il recracha donc la viande
et se dirigea volontairement vers le lieu du supplice.
Voilà un exemple pour ceux qui devraient avoir le courage,
même au prix de leur vie,
de repousser la nourriture
que la loi de Dieu interdit de manger.
.......................................« Un homme de mon âge ne doit pas agir en hypocrite.
Sinon, beaucoup de jeunes gens croiraient
qu'à quatre-vingt-dix ans
je me suis rallié aux coutumes étrangères.
25 Si je jouais la comédie,
pour vivre un tout petit peu plus longtemps,
ils s'égareraient par ma faute.
Ce serait une honte qui déshonorerait ma vieillesse.
.........................................Cela dit,
il marcha résolument vers le lieu du supplice.
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En l’an 200, Israël passe sous la domination des Séleucides de Syrie. Contrairement aux Lagides, ils veulent imposer la culture grecque par la force. En 167 av. J.-C., Antiochus IV de Syrie interdit la pratique du judaïsme et, suprême outrage, installe une statue de Zeus dans le Temple. Les martyrs sont nombreux. Une révolte éclate sous la conduite d’une famille juive – un prêtre et ses cinq fils, parmi lesquels Judas, dont le surnom est Maccabée. A la mort de son père, il prend la tête de la résistance à l’hellénisation forcée. En 164, il parvient à reprendre Jérusalem. Le culte est restauré dans le Temple