Nouveaux "mouvements" en question ?
LES NOUVEAUX MOUVEMENTS EN QUESTION.
Les révélations du cardinal mystérieux
.....Le mystérieux cardinal est également très réservé à l’encontre des nouveaux mouvements.
Face à eux, deux jugements sont en effet possibles :
« le premier est de vous émerveiller de la générosité de ces chrétiens qui veulent vivre une foi engagée et ne ménagent pas leur peine.
Le second est de vous demander si ces exigences ne vont pas trop loin, si elles ne profitent pas exclusivement aux dirigeants, si elles ne sont pas présentées avec trop d’insistance, si elles ne sont pas imposées par des pressions mentales anormales (....)
Mon opinion à ce propos est que chaque fois qu’un groupe érige le secret en valeur principale, il y a risque de dérive. Certains de’ ces mouvements cèdent à cette tentation, c’est indéniable ».
Son Eminence souhaite en tout cas qu’une enquête approfondie soit menée.
Cela concernerait en particulier, mais de façon non exclusive, quatre principaux mouvements : l’Opus Dei, les Légionnaires du Christ, le Chemin néocatéchuménal et les Foccolari.
Mais l’autorité suprême de l’Eglise a peut-être intérêt à couvrir ces mouvements et à fermer les yeux sur certaines de leurs dérives.
« Ces mouvements ont su se rendre utiles à l’Eglise ou à certains de ses dirigeants. Ils ont toujours mené des actions de relations publiques auprès des uns et des autres, nouant des solidarités, des amitiés...
Bref, il existe un réseau au sein de la hiérarchie qui soutient ces mouvements pour des raisons diverses ».
Au sujet des mêmes mouvements, il tient à ajouter : « leur pensée est conservatrice et leur théologie parfois approximative ».
L’épiscopat favorise le discernement
pour le Renouveau charismatique
LA CROIX / 26 octobre 2007
Tout en saluant l’œuvre des communautés nouvelles en France, l’épiscopat, sur fond de polémique au sujet de la communauté des Béatitudes, insiste sur le discernement
Les évêques de France ne restent pas inactifs devant les dérives de certaines communautés charismatiques. C’est en tout cas le message communiqué hier, lors d’un « point presse» au siège de la Conférence épiscopale à Paris, en présence de Mgr Joseph Boishu, évêque auxiliaire de Reims et responsable du «groupe d’accompagnement du renouveau» de l’épiscopat. Cette rencontre avec la presse entendait saluer les quarante ans des premières communautés charismatiques dans l’Hexagone, mesurer « le chemin parcouru» et les «multiples apports» de cette mouvance dans la vie de l’Église catholique. Les neuf plus grandes communautés touchent en France plus de 100000 personnes, sans compter les 1 200 groupes de prière informels dans les paroisses.
Ce rendez-vous fut aussi l’occasion de préciser – pour la première fois officiellement – la position de l’épiscopat quant à la polémique née autour de la communauté des Béatitudes, soupçonnée notamment de mélanger le spirituel et le psychologique.
Cette communauté charismatique dépendant directement de Rome en raison de son extension internationale, aucun évêque français n’a juridiction sur elle, a précisé Mgr Boishu, qui a toutefois « demandé au Vatican une enquête canonique» à son sujet, comme il est d’usage devant toute situation de ce genre. Mais le Conseil pontifical pour les laïcs, dicastère compétent au Vatican,
«privilégie d’autres moyens de dialogue» , a expliqué l’évêque en charge du dossier.
À Lourdes, une rencontre aura lieu entre les évêques concernés et le responsable des Béatitudes.
En attendant, affirme Mgr Boishu,
« l’épiscopat ne soutient pas les sessions de Frère Ephraïm » , fondateur des Béatitudes et en rupture avec la communauté, mais « ne veut pas laisser faire les attaques contre cette communauté, très diverse selon ses implantations, qui connaît certes des problèmes mais avec qui l’Église est en train de réaliser un travail pour avancer et régler les difficultés ».
Éléments clés de ce travail, des «repères» ont été établis en avril 2005** sous la responsabilité de la Commission épiscopale pour la vie consacrée, du Comité épiscopal pour le Renouveau (devenu « Groupe d’accompagnement pour le Renouveau»), les conférences des supérieur(e)s majeur(e)s et le Service des moniales. Cette note de trois pages, qui dénonce l’utilisation de « thérapie psychologique censée aboutir à une guérison » mais provoquant souvent « des ruptures avec les familles» (lire extraits cidessous) , s’intitule «Rapports du psychologique et du spirituel dans les communautés » . Des confusions à éviter. Rendue publique hier après avoir été, selon l’épiscopat, diffusée dans tous les réseaux concernés il y a deux ans et demi, elle « ne vise donc
pas spécifiquement» les Béatitudes. Autre texte présenté hier: un numéro de Documents Épiscopat , la publication officielle de la Conférence des évêques, intitulé «Éléments de discernement pour le Renouveau». Y sont proposés des outils pour évaluer la nature des «ondes de choc de l’action du Saint-Esprit» , le «repos dans l’esprit» , les «fruits spirituels» , etc. (n° 7/2006). Bilan, selon ce document: «Aujourd’hui, la balance pencherait plutôt du côté d’un certain fidéisme avec, notamment, l’avatar du fondamentalisme. »
D’un côté, l’Église salue donc l’œuvre des communautés charismatiques qui se sont, pour la plupart, très bien intégrées dans la vie des diocèses, «y compris dans l’action sociale », a-t-on noté hier. Mais elle tient à faire preuve d’une «vigilance» dont ces deux documents se veulent être les témoins.
JEAN-MARIE GUÉNOIS
**DOCUMENT
La Croix – 25.10.2007
Eviter la confusion entre psychologique et spirituel
Note de 2005 aux instituts de vie consacrée et aux communautés nouvelles.
Extraits
«Points d’attention :
1) Il est souhaitable que le directeur spirituel ou le responsable de communauté ait une certaine compétence psychologique et qu’il puisse aider un sujet à prendre conscience de la nécessité d’une thérapie, révélée par ses difficultés dans la vie spirituelle ou dans la vie du groupe, mais il faut interdire qu’une même personne exerce envers une autre et une fonction de thérapeute et une fonction spirituelle, qui plus est, hiérarchique.
Cette nécessaire séparation des fonctions vise à empêcher une emprise et une manipulation inconsciente des personnes, les aliénant à un seul, mis alors en situation et en position de gourou. De plus, le psychothérapeute sera toujours choisi en dehors de la communauté.
2) Il faut donc veiller à une saine distinction entre la responsabilité de gouvernement et la responsabilité spirituelle. Leur juste articulation ne doit pas empêcher d’en saisir les différences dans leur rôle et leur exercice. Entre autres, il faut rappeler que l’obéissance, vertu indispensable dans la vie d’une communauté et qui peut faire l’objet d’une promesse ou d’un engagement, n’exclut pas la liberté de conscience, la capacité de penser par soi-même et de se permettre une opinion critique ou un jugement. Sans cette liberté, il ne peut y avoir une véritable intériorisation des valeurs évangéliques, et l’exercice de l’autorité n’est plus au service de la croissance humaine et spirituelle des personnes.
3) Peut porter encore gravement atteinte à la liberté le comportement exigé à l’égard des biens matériels, au nom de la pauvreté évangélique. Ainsi, il est nécessaire de mettre à part tout ce qui relève du patrimoine de l’individu, comme c’est le cas dans les congrégations religieuses en général.
Le patrimoine de chacun, quand il y en a un, est alors, en quelque sorte, garant de l’authenticité de l’engagement au fil du temps. Car, peut-on dire qu’on choisit de rester librement, quand on n’a plus les moyens qui donneraient la possibilité de partir ?
4) Protéger la liberté réelle des membres est, en grande partie, assurée par une référence constante, fréquente et considérée comme normale à des constitutions éprouvées par l’expérience et reconnues par l’Église, comme cela apparaît dans la vie religieuse. Cela évite au fondateur d’être considéré comme la référence unique et absolue.
5) Il est bon de rappeler enfin qu’une authentique vocation peut naître chez une personne psychologiquement fragile. Dans ce cas, il importe de discerner, dans la perspective rappelée précédemment, si la vocation et le désir de vie communautaire s’enracinent bien dans la réponse à un appel, et non uniquement dans une faille psychologique. On entre dans la vie religieuse pour se convertir, non pas pour guérir. »
Réflexion faite par des personnes "victimes" de la communauté
"Les Béatitudes" à la lecture de ces textes :
"régler les difficultés",
voilà ce qu'ils veulent faire,
mais aider les victimes
apparemment ils ne font pas..."
Voir le livre de Pascal et Myriam MICHELENA :
Toutes ces souffrances ne sont elles pas
un message pour notre Eglise ?
Idéologies ? Doctrines ?
ou
Foi-Confiance des Pauvres ?
Si l'Eglise n'est pas « MISSION »
peut elle être autrechose que SECTE ??
Tout en sal