Nouveaux "mouvements" : mises au point..Réactions
Deux articles ont déjà été consacrés ici à quelques questions posées
par ce qu'il est convenue d'appeler "nouveaux mouvements" ou "communautés nouvelles"
et qui gravitent autour de la sphère "renouveau charismatique" (voir liens ci-dessous :)
Sectes...Foi ? Imposture ?
Nouveaux "mouvements" en question ?
Depuis des années l'Eglise de France a considéré avec de plus en plus de sympathies ces mouvements et communautés : des Prêtres et des Evêques en font partie ou en sont issus.
Mais cela ne dispense pas un regard critique :
des personnes "rescapées" de certains mouvements se sont largement exprimées et ont tiré la sonnette d'alarme ; l'épiscopat lui même éprouve le besoin de quelques mises au point comme le relate le journal "La Croix" : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2318458&rubId=4078
A la suite de ce texte des Evêques, l'ASSOCIATION "Le Vent d'Autan"
réagit et publie le communiqué de presse suivant :
Notre association réagit à l'article de la Croix du 26 octobre 2007
Nous avons bien noté que : "l'épiscopat ne soutient pas les sessions de frère Ephraim"
Communiqué de presse Bayonne, Lundi 29 octobre 2007
Dérives dans les communautés nouvelles charismatiques :
L’épiscopat prend position, mais que fait-on des victimes ?
Dans un article de la Croix daté du 26 octobre 2007, l’épiscopat salue l’œuvre des communautés nouvelles tout en insistant sur la nécessité d’un discernement vigilant.
Notre association ne peut que se réjouir de la volonté des évêques de France d’être « vigilants », notamment sur tout ce qui a trait au psychospirituel dont les réalités déviantes qui font trop de victimes sont l’objet du combat de notre association.
Cependant il nous semble trop facile pour les évêques français de se cacher derrière Rome et le Vatican pour dire qu’ils ne peuvent rien faire, si ce n’est « réaliser un travail pour avancer et régler les difficultés ».
Assumer les responsabilités dans la survenue de ces « difficultés » et expliciter les moyens mis en œuvre, seraient déjà une grande avancée, dans ce dossier rendu complexe où les souffrances sont grandes et les enjeux importants.
En effet en quoi consiste « régler les difficultés » ?
Si éviter de nouvelles dérives, dont on aimerait qu’elles soient qualifiées, est un objectif largement souhaitable ; qu’en est-il de ceux qui ont eu à en subir les conséquences ?
Il apparaît dans ce texte que les victimes sont oubliées.
S’agit-il seulement de sauver l’institution des Béatitudes, ou peut-on enfin espérer que les dérives que nous qualifions de sectaires et de contraires à la dignité de la personne, dérives qui ont fait trop de victimes, seront enfin reconnues officiellement et que les personnes victimes seront enfin prises en compte ?
Que met en place l’épiscopat pour aider les victimes ?
Des réflexions intellectuelles qui aboutissent à des documents sont un pas important mais que propose l’épiscopat pour aider concrètement ceux dont la vie a été brisée par une pseudo thérapie dans une vie communautaire qui mélange psychologie et spiritualité et induit de véritables pathologies (angoisse, dépression voire dissociations psychiques…) ?
Si d’un côté il est bien précisé qu’il « faut interdire qu’une même personne exerce envers une autre et une fonction de thérapeute et une fonction spirituelle, qui plus est, hiérarchique. » ; Que propose-on pour ceux qui justement ont eu à souffrir de ce genre de situation ?
On ne peut dénoncer d’un côté et ignorer les victimes de l’autre !
Des victimes dont certaines se sont fait entendre, mais d’autres se taisent principalement parce qu’elles sont anéanties ou vivent la HONTE. Honte de s’être laissés prendre à un piège infernal qui a l’aspect du Beau et du Bien.
C’est pourquoi nous demandons que vérité, justice et réparation soient faites à ces personnes détruites ; une réparation morale qui rétablisse les victimes brisées dans leur dignité d’homme et de femme en prenant en compte leur douloureux vécu. Une réparation financière pour que justice soit rendue aux victimes qui ont travaillé, pour certaines durant des années, sans cotisation sociale ou de retraite c'est-à-dire au seul profit de la communauté avec pour perspective la charité non de l’Eglise mais de l’Etat pour assurer leurs vieux jours.
Nous espérons être enfin entendus.
La présidente :
Myriam MICHELENA
Toutes ces souffrances ne sont elles pas
un message pour notre Eglise ?
Idéologies ? Doctrines ?
ou
Foi-Confiance des Pauvres ?
Si l'Eglise n'est pas « MISSION »
peut elle être autrechose que "SECTE" ??