Les hommes dans la Crise financière
Devant la crise financière qui sévit partout dans le monde, les profanes que nous sommes restent le plus souvent sans autre réaction que celle, légitime, de s'interroger sur le devenir des quelques économies jusque là préservées !
En effet, tout porte à croire que nous sommes devant une mécanique complexe qui fonctionnerait selon des déterminismes difficiles à comprendre et sur lesquels personne n'aurait vraiment prise...
Dans le "sauve-qui-peut" général les gouvernants et les responsables des institutions financières s'agitent, et contraints par les évenements échaffaudent des solutions ou du moins mettent en place des replâtrages...
Il semblerait que cette agitation permette une relative accalmie...

Mais va-t-on vraiment jusqu'au bout de la question ?
Non ! De tels dérèglements n'ont pas uniquement pour cause des mécanismes "incontrôlés" et qui s'emballent !
Finalement, cette dépersonnalisation de la finance est bien commode qui cache de vraies responsabilités...
Ceci est bien mieux exposé que je ne saurais le faire dans l'article auquel renvoie le lien ci-contre : Ethique et finances
et dont voici les quelques lignes de force :
Les grandes insitutions financières se sont en quelque sorte affranchies du poids de l'une de leur responsabilité permanente : la responsabilité dans la gestion du risque.Tout le monde peut comprendre qu'il est beaucoup plus simple et rentable d'aligner les chiffres du profit lorsque le risque n'existe plus..
C'est ainsi que s'est opérée peu à peu une véritable externalisation du risque hors de la sphère régulée...et avec lequel on s'est amusé à faire "joujou" : le risque est "titrisé" et mis sur le marché par des sociétés spécialisées comme un produit capable de générer un surcroît de profit..
Là, on atteint des sommets : avec une réalité par définition fragile (le risque) et en passant par une manipulation mathématico-financière, on crée un produit théoriquement rentable !
Avec ces "produits dérivés" résultant de la titrisation des risques, et pour pousser les
consommateurs à recourir aux prêts et donc à "nourrir" les banques, on met en placele prêt hypothécaire "rechargeable" : prêt accordé sur la seule base et pour la totalité de la valeur de marché du bien hypothéqué
Mais avec le retour de l'inflation, la remontée des taux d'intérêt puis la défaillance d'emprunteurs de plus en plus nombreux, la "défiance" s'est installée dans le système : les gestionnaires du risque "externalisés" se sont rapidement effondrés entraînant dans leur débacle ceux qui les avaient missionnés :
Le système bancaire est déstabilisé (car au bout du compte il repose sur la "confiance") et le désordre sort du monde de la finance pour atteindre l'économie réelle.
Les banques ne sont plus en mesure de remplir le rôle pour lequel elles sont faites : être le poumon régulateur de l'économie réeelle, celle qui produit, qui nourrit, qui emploie...qui fait vivre !
Des familles sont à la rue, des usines ferment, le chômage augmente....

1.- La gouvernance mondiale reste "plombée" par des conflits d'intérêts, des rivalités et des déséquilibres qui restent en toiles de fond de toutes les gesticulations de premier plan.
2.- L'avidité et l'adoration de l'"idôle argent" restent tenaces et induisent des comportements délétères :
-recherche inconséquente de rendement sans risque,
-rémunérations folles et sans lien avec la réalité des performances réelles
-conduite douteuse de la commercialisation des produits financiers ...
Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est trompeur dans une petite affaire
est trompeur aussi dans une grande.
Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur,
qui vous confiera le bien véritable ?
Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers,
le vôtre,
qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il détestera le premier, et aimera le second ;
ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second.
St Luc ch 6
"Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent."
