François Xavier
voir sa vie par les lien suivants : François Xavier ou François Xavier Pyrénéen voyageur
... François-Xavier, en route pour l’Orient, reste présent aux pauvres et aux malades.
Son idéal est de vivre comme «un pauvre prêtre du pays».
Malgré son mandat papal et son caractère européen,
Xavier demeure pour tout apôtre un modèle d’adaptation :
il faut suivre les coutumes du pays,
si pénible cela soit-il,
afin de ne pas surprendre, ni surtout scandaliser,
afin d’être plus près de ceux qu’on aime.
Eviter le scandale,
c’est ne pas faire de Jésus-Christ en sa propre personne
une pierre d’achoppement à la foi naissante d’autrui :
mieux vaut réussir deux fois moins sans scandale qu’autrement,
pour se faire aimer, et faire aimer le Christ...
...«Par-dessus tout, notez et consignez par écrit
ce que Dieu notre Seigneur vous donnera particulièrement à sentir :
là se trouve le germe de l’avancement spirituel ».
Le mot sentir, que François-Xavier affectionne,requiert une explication :
hérité d’Ignace,
il désigne une connaissance devenue évidence,
une expérience de connaissance concrète :
«Ce n’est pas l’abondance de savoir qui rassasie l’âme et la satisfait,
mais de sentir et de goûter les choses intérieurement ».
Cette expérience ne peut se réduire ni à un pur sentiment – une sensibilité -
ni à une pure connaissance,
mais se rapproche d’une opération émanant non pas de la seule intelligence,
mais de l’être entier ; une rencontre personnelle.
L’apôtre va donc puiser au secret de la nuit
la lumière dont il a besoin pour se décider,
et goûter la paix, la satisfaction, la certitude d’être à sa place,
de vivre comme vrai compagnon du Christ, à son pas.