Dieu toujours neuf et inédit !
Cette personne écrit à son journal pour l'encourager à "résister" dans des termes forts :
Votre ténacité m’émeut !
J’imagine de loin et probablement fort mal tout le fiel que vous recevez pour tenir votre position
Évidemment, quant à moi, votre tâche est essentielle ; je pense même qu’elle est une vocation et une mission.
D’autres avant vous, et non des moindres, ont voulu tout lâcher, ont même voulu mourir ; je pense à Jérémie qui maudit le jour de sa naissance, je pense à Élie couché dans le désert à implorer la mort, écoeuré des fruits amers de la mission que Dieu lui avait demandé de réaliser ; c’est pourtant à cet instant que Dieu l’amène dans la caverne pour se montrer à lui...
Depuis quelques siècles, le catholicisme se retrouve en présence de la science positive, de philosophies agressivement anticléricales et athées, de la psychanalyse freudienne radicalement décapante, de la montée irréversible de la conscience subjective et individuée, de ces découvertes exégétiques et archéologiques qui sont en train d’éreinter définitivement toutes les certitudes traditionnelles sur la Bible et d’une expansion nouvelle en Occident de religions et de mouvements religieux qui, antagonistes ou indifférents, lui posent des défis massues et très difficiles.
Je comprends qu’une majorité lève les ponts-levis et souhaite un catholicisme de forteresse assiégée, mais bien campée dans ses bonnes vieilles certitudes.
Pourtant, je suis d’accord avec vous : cette attitude est une erreur majeure et elle deviendra, si elle s’impose, une erreur historique.
Que faut-il faire ?
« Affronter la musique », comme on dit en bon québécois ! Ne pas la fuir ! Je dirais même qu’il faut s’y livrer, s’y vouer, l’apprendre et la jouer ! Pourquoi ? Parce qu’un fabuleux renouveau de l’expérience catholique de la foi attend ceux et celles qui sauront prendre cette route périlleuse mais exaltante.
Tous ces mouvements idéologiques et autres semblent avoir blessé mortellement le catholicisme...
Je dis que non !
Comme Élie douloureux dans le désert qui pense mourir,
il faut tenir les événements par la main
et se laisser mener dans la caverne
où un Dieu toujours neuf et inédit
passera devant nos vies ébahies.
« Et voici que Yahvé passa. Il y eut un grand ouragan, si fort qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant de Yahvé, mais Yahvé n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, un tremblement de terre, mais Yahvé n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre, un feu, mais Yahvé n’était pas dans le feu ; et après le feu, le bruit d’une brise légère. »
Voir : autres messages d'espérance