Carême : La Charité ne juge ni ne condamne

Publié le par MICHEL

La Charité n'est pas un code qui juge et qui condamne
C'est un Mystère
Le Mystère de l'Amour de Dieu
... L'ombre de la loi empêche de voir le "soleil de justice"


Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Lettre 26, 11-20 ; PL 16, 1044-1046

Le soleil de justice : la nouvelle Loi dans le Temple

Une femme coupable d'adultère a été amenée par les scribes et les pharisiens devant le Seigneur Jésus.
Et ils ont formulé leur accusation comme des traîtres,
de telle sorte que si Jésus l'absolvait, il semblerait enfreindre la Loi,
mais que s'il la condamnait, il semblerait avoir changé le motif de sa venue,
car il était venu afin de pardonner le péché de tous...

Pendant qu'ils parlaient, Jésus, la tête baissée,
écrivait avec son doigt sur le sol.
Comme ils attendaient, il a levé la tête et a dit
: « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »
Y a-t-il rien de plus divin que ce verdict :
que celui qui est sans péché punisse le péché ?
Comment, en effet, pourrait-on tolérer qu'un homme condamne le péché d'un autre
quand il excuse son propre péché ?
Celui-là ne se condamne-t-il pas davantage
en condamnant chez autrui ce qu'il commet lui-même ?

Jésus a parlé ainsi et il écrivait sur le sol.
Pourquoi ?
C'est comme s'il disait :
« Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ? » (Lc 6,41)
Il écrivait sur le sol du doigt dont il avait écrit la Loi (Ex 31,18).
Les pécheurs seront inscrits sur la terre et les justes dans le ciel,
comme Jésus dit aux disciples :
« Réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux » (Lc 10,20).

En entendant Jésus,
les pharisiens « sortaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés ».
.. L'évangéliste a raison de dire qu'ils sont sortis,
ceux qui ne voulaient pas être avec le Christ.
Ce qui est à l'extérieur du Temple, c'est la lettre ;
ce qui est au-dedans, ce sont les mystères.

Car ce qu'ils recherchaient dans les enseignements divins,
c'étaient les feuilles et non les fruits des arbres ;
ils vivaient dans l'ombre de la Loi et ne pouvaient pas voir le soleil de justice (Ml 3,20).   

 

                                       voir le texte de l'Evangile :

                                       Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ;
                                       de bon matin, il retourna au Temple.
                                       Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
                                       Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
                                       qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère.
                                       Ils la font avancer,
                                       et disent à Jésus :
                                       « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère.
                                       Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là.
                                       Et toi, qu'en dis-tu ? »
                                       Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve,
                                       afin de pouvoir l'accuser.

                                       Mais Jésus s'était baissé
                                       et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.
                                       Comme on persistait à l'interroger,
                                        il se redressa et leur dit :
                                       « Celui d'entre vous qui est sans péché,
                                       qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »

                                       Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
                                       Quant à eux, sur cette réponse,
                                       ils s'en allaient l'un après l'autre,
                                       en commençant par les plus âgés.

                                       Jésus resta seul
                                       avec la femme en face de lui.

                                        Il se redressa
                                       et lui demanda :
                                       « Femme, où sont-il donc ?
                                       Alors, personne ne t'a condamnée ? »

                                       Elle répondit :
                                       « Personne, Seigneur. »
                                       Et Jésus lui dit :
                                       « Moi non plus, je ne te condamne pas.
                                       Va,
                                       et désormais ne pèche plus. »


Autres lectures : Suzanne et les deux anciens

         et l'incontouranble texte de Siant Paul  qui situe bien la Charité dans le Mystère de l'Amour
         de Dieu, bien audelà des jugements et condamnations :
                              
                              
  1. La charité est patiente, elle est pleine de bonté ;
    la charité n’est point envieuse ;
    la charité ne se vante point,
    elle ne s’enfle point d’orgueil,
  2. elle ne fait rien de malhonnête,
    elle ne cherche point son intérêt,
    elle ne s’irrite point,
    elle ne soupçonne point le mal,
  3. elle ne se réjouit point de l’injustice,
    mais elle se réjouit de la vérité ;
  4. elle excuse tout,
    elle croit tout,
    elle espère tout,
    elle supporte tout.
  5. La charité ne périt jamais.
    Les prophéties prendront fin,
    les langues cesseront,
    la connaissance disparaîtra.
  6. Car nous connaissons en partie,
    et nous prophétisons en partie,
  7. mais quand ce qui est parfait sera venu,
    ce qui est partiel disparaîtra.

Publicité

Publié dans Prière...Culte...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article