Du Football à la Théologie ?
Ceux qui ont vécu cette période ne peuvent pas avoir oublié le mois de Juillet 1998 et la victoire de l'Equipe de France de football en finale de la coupe du monde.

Chacun se souvient du déferlement des foules dans la rues pour des rassemblements et des manifestations que l'on n'avait pas vus, disait-on, depuis la Libération !
La participation à cette "grand-messe" nationale a été totale : dans tous les milieux, tous les cercles plus ou moins confinés, on n'a pas pu cacher que l'on vibrait à l'évenement et à la communion qui s'orchestrait autour de lui : ils étaient dans la rue, de tout peuple, de toute langue, de toute nation fiers d'être Français ou d'être avec eux, quelle que soit leur origine, et ceux qui n'ont pas l'habitude de se manifester dans les rues, n'hésitaient pas à sortir sur leur balcon ou à ouvrir grand leur fenêtre pour humer le grand vent qui passait par là...
L'encre a coulé à flot sur les rotatives de toutes les presses, les paparazzi ont mis les bouchées doubles, les télévisions n'ont cessé de courtiser les héros et de les montrer sous toutes les coutures, la République elle-même n'a pas été en reste et a dispensé ses décorations avec autant de largesse et de conviction qu'elle sait faire pour les combattants qui défendent ou restaurent la liberté de notre pays..
De tout ce bruit et cette effervescence médiatique, de ces images et de ces émotions me reste en "mémoire vive" (comme disent les informaticiens) une déclaratio
n faite par l'un des cadres de l'Equipe de France (peut être Aimé Jacquet lui-même) à qui l'on demandait à quoi finalement il attribuait la réussite du groupe France. La réponse fut celle-ci :
"Nous avons appris
à nous nourrir
de complémentarité" !
à nous nourrir
de complémentarité" !
Le football, semble-t-il, (je parle sous le contrôle de ceux qui connaissent !) a évolué : le temps où chaque joueur avait un rôle défini et codifié dans une zone de terrain, avec un numero et des gestes techniques très spécifiques a laissé la place à un "football total" : certes chacun a ses spécificités mais à chaque moment ils est impliqué dans la stratégie du jeu et peut être amené à jouer dans des situations et des rôles très divers : dès lors la complémentarité entre les joueurs ne se définit plus à priori comme dans un puzzle figé : elle est en création permanente et dans ce mouvement d'invention sans fin, chacun se découvre lui-même autant qu'il découvre les autres et tous ensemble, par leur travail, deviennent un groupe aussi puissant que rayonnant prêt à relever sans cesse de nouveaux défis...
La même chose peut être certainement dite de façon aussi forte de tous les sports d'équipe, le rugby en particulier où l'évolution du jeu vers un "rugby total" est peut être encore plus manifeste que dans le football..

Reste à savoir si cette maturation vers un "jeu total" qui porte ses fruits et galvanise les foules n'est pas une bonne lunette pour regarder la vie, le monde, notre vie les uns avec les autres dans ce "Jeu" sans fin de la fondation du "Royaume" qui appelle la participation de tous ?
A demain pour...la suite !
Publicité