Leon Laclau....Lâcheté épiscopale ?

Publié le par MICHEL

   
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Affaire Léon Laclau : la lâcheté incommensurable de Mgr Molères (Bayonne)

 

Je me permets de publier la lettre de Léon Laclau sur mon blog car le cri de ce Prêtre qui depasse largement son cas concret doit être entendu... Ce n’est pas un cri contre l’Eglise, ni contre la Foi : c’est un cri contre l’hypocrisie et l’imposture ! L’Eglise a le droit de demander des engagements à ses Prêtres et à ses religieux mais elle n’a pas le droit de fermer les yeux sur la réalité...ne se justifiant plus que par une règle de discipline .... Si les apparences vont dans le sens de la discipline...Ouf ! on peut se permettre de ne pas vouloir regarder... Oui, si l’on fouillait dans la vie des Prêtres non seulement de la plaine de Nay mais aussi de tellement d’autres plaines...on ne serait même plus surpris : tout le monde le sait... Les Prêtres dont la vie est "partagée" sont malheureux, ceux qui vivent authentiquement leur "célibat" finissent par le devenir aussi car la vie avec certains de leurs confrères devient un crève-coeur.... Quel gâchis !! Oui, il est urgent que nos Evêques réentendent pour eux et pour leurs Eglises l’appel de la Mission et qu’ils cessent de se complaire dans la gestion opportuniste d’un "retour" de la "tradition" ! Le jour où les "défroqués" sortiront du bois...il y aura du bruit ! (voir "Délires de défroqué")

       "   Léon Laclau 1366, avenue de Pau 65500 Vic en Bigorre

Vic en Bigorre, le 4 juin 2007

à Monseigneur Pierre Molères,

Père,

Le 23 avril, c’est déjà bien loin… pour certains. Vous avez eu le temps de tourner la page du "curé d’Asson", une page que j’imagine plus embêtante que douloureuse pour vous. L’Ouzoum s’est apaisé. Le torrent "ne charrie plus de boue et de débris de toutes sortes"(1) pour reprendre l’expression du Supérieur provincial des Pères de Bétharram. Pour moi, ces cinq semaines qui me séparent du 23 avril sont inscrites dans la mémoire vive.

Je n’oublie pas que c’est vous, autorité diocésaine, qui m’avez sanctionné mais que vous n’avez pas eu la correction de m’apporter la lettre de la sanction. Vous avez préféré me la transmettre par une autre instance, celle de ma congrégation.

Je n’oublie pas que votre silence à mon égard reste pour moi un signe de bien peu d’humanité, pour ne pas dire un signe de mépris. Je n’oublie pas, et fort heureusement, ces voix innombrables qui se sont levées dans le Piémont et bien au-delà du Piémont pour m’apporter, nous apporter, soutien et réconfort. "Vous avez tout fait pour que ces voix se lèvent", me direz-vous… Trop facile, ce réflexe d’autodéfense, surtout de la part de tous ceux qui ont préféré rester dans l’ombre, derrière les coupures de journaux, les flash info ou les sites internet, plutôt que de venir sur le terrain pour voir et écouter.

Je n’oublie pas non plus ces centaines de courriers, de messages téléphoniques, de mails qui nous ont exprimé leur soutien, leur amitié mais aussi leur révolte face à une Église qui respire l’hypocrisie. J’ai des témoignages terribles d’hommes, des femmes, de prêtres qui ont souffert et qui souffrent encore. Certains mettent en cause des prêtres de l’Église diocésaine de Bayonne ou d’autres diocèses. Quand je pense à eux et que je les vois si fiers lors de réunions ou de concélébrations, la nausée me gagne.

Je n’oublie pas enfin, votre attitude démissionnaire face à vos responsabilités de pasteur. Heureusement que Léon Laclau est religieux ! "Or un religieux ne peut pas vivre dans le concubinage de façon notoire ou secrète" (lettre de révocation du 23 avril 2007). Certes, le vœu de chasteté et la discipline du célibat ne sont pas du même ordre, mais dans les faits, c’est la même chose, c’est le même engagement. Vous pensez tromper les gens en jouant avec les mots de chasteté et de célibat ? Mais les gens ne se trompent pas car en ce domaine, ils n’ont pas besoin qu’on leur fasse des dessins. Ils savent ce que vivent certains de vos prêtres, jusque dans la Plaine de Nay. Mais leur situation est plus facile à gérer. Vous n’aurez pas une congrégation qui vous poussera au pied du mur et qui vous harcèlera jusqu’à ce que vous sautiez ce mur de la discipline ecclésiastique. Et vous pourrez encore et encore continuer à faire comme si vous n’entendiez rien et ne voyiez rien. C’est donc bien vrai, un séculier n’est pas un religieux…

Comme vous avez dû vous en rendre compte, pendant tout ce temps de médiatisation, je n’ai agressé, en aucun moment, ni l’institution de l’Église, ni ses responsables. Jamais je n’ai vécu ma situation dans un esprit de militantisme et mon amour pour Marga et ses enfants n’a pas altéré ma passion pour l’Évangile et pour l’Église. C’est bien cela que la population a voulu exprimer si fortement.

Par contre, votre attitude de "gardien de la discipline" me heurte : je me sens agressé à la fois par votre silence méprisant et par vos paroles empreintes d’hypocrisie. C’est pourquoi, je me donne à présent le droit de parler de ce que j’ai entendu et lu ces derniers temps et de ce que je vois encore. Je me donne aussi le droit de faire circuler ce courrier que je vous envoie.

Je sais que vous allez dans quelques jours prendre le route vers Asson. Dommage que vous ne l’ayez pas prise dans la période où la cour du presbytère ne désemplissait pas d’enfants, de jeunes, d’adultes, de papis et de mamies venant m’apporter, nous apporter, des paroles de soutien.

Pour chacun de nous, la route continue : beti aintzina !

Léon Laclau,
                            "

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Publié dans Délires Salutaires

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J
information répercutée aussi par Gérard Warenghem du mouvement Partenia 2000, http://www.partenia2000.over-blog.comVive l'entraide entre bloggeurs ! Jean-Claude Barbier
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M
Oui, vive l'entr'aide...Parole aux multiples facettes, mais peut être bien "Parole" !CordialementMichel
E
Bonjour, il me semble que dans le village d'Asson où j'ai des amis, les paroissiens sont déçus de ce qu'a décidé l' Evêché, tout est hypocrisie en religion catholique en ces moments et je suis révoltée comme je le fus lorque j'ai envoyé mon courrier au doyen de ma paroisse , mise dans mon blog, sur la tolérance, au sujet des gays, mon fils ça ne l'empêche pas d'aller à la messe et d'être croyant  plein de générosité envers son prochain ! Allez bon dimanche et amitiés
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M
Oui, je pense aussi que l'essentiel est d"etre croyant et plein de générosité"Il n'empêche que la Foi est un fruit fragile que l'Eglise devrait nourrir et faire croître : c'est sa Mission...Et c'est bien dans la perspective de la Mission, la seule qui soit déterminante pour elle que l'Eglise devrait organiser et structurer les "ministères" indispensables pour qu'elle vive !Mais saura t elle "écouter" toutes ces révoltes ?CordialementMichel
J
Cher Michel. J'ai communiqué aussi les références de votre blog au sein du groupe des correspondants des associations qui font partie de la Fédération des réseaux du Parvis (mouvance catholique libérale à laquelle participent les chrétiens unitariens). Très fraternellement, Jean-Claude
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M
Merci beaucoupJe pense que tout est bon pour que les vraies questions soient posées !CordialementMichel
J
Cher Michel. Les Actualités unitariennes ont relayé votre information et invitent ses visiteurs à lire, sur votre site, la lettre du père Léon Laclau à son évêque. Avec nos encouragements, Jean-Claude
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P
J'ai appris aujourd'hui qu'un ancien ami, Bernard BIDAUT, prêtre du diocèse de Toulon, docteur en exégèse biblique, devenu aumonier général du Secours catholique de 2002 à 2005, s'était marié et avait 2 enfants. Sidérant ! Je me demande comment il vit désormais.
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M
Comment il vit désormais ? Oui c'est certainement une bonne question car je pense que ce doit être dur pour lui...Il y a une autre question : comment a t il franchi les seuils qui l'ont amené à cette situation....Le fait d'être docteur en exégèse biblique ne protège d'aucun dérapage et surtout peut être source de bien des questions ! Aimer la Bible surtout quand on commence à bien la connaître n'est pas forcément de tout repos pour un catholique et plus encore pour un prêtre catholique.Toute proportion gardée, car je n'ai pas le niveau de ton ami, je sais de quoi je parle..Ce qui est sûr en tous cas c'est que Bernard a certainement grand besoin de ses amis...