Jesus Caritas..

Publié le par MICHEL



            
Charles de Foucauld

medium_charles.jpgné le 15 Septembre 1858 à Strasbourg dans une famille aristocratique dont la devise est "Jamais arrière". Il est baptisé dès sa naissance.

ENFANCE-JEUNESSE:
1858-1876

Charles a une soeur, Marie, de trois ans sa cadette.
Ses parents meurent l'un après l'autre en 1864. Charles en gardera une blessure très profonde.
Les orphelins sont confiés à leur grand-père maternel, le colonel de Morlet, bon mais faible.
Après la guerre Franco-Allemande de 1870, la France a perdu l'Alsace et la Loraine. La famille quitte Strasbourg pour Nancy et opte pour la nationalité française.
Études secondaires à Nancy puis à Paris chez les Jésuites. Il obtient le Baccalauréat et fait sa préparation à Saint Cyr (École Militaire). Jugé paresseux et indiscipliné, il est renvoyé en cours d'année.
Charles situe sa perte de la foi à la fin de ses études secondaires, vers 16 ans.

VIE MILITAIRE:
1876-1881

1876: Il entre à Saint Cyr.
1878: Son grand-père meurt en février; il hérite d'une grosse fortune qu'il va dilapider. Il entre à l'école de Cavalerie de Saumur en octobre d'où il sortira, en 1879, 87ème sur 87.
A l'école il mène une vie de fêtard et multiplie les actes d'indiscipline et d'excentricité (se déguise en mendiant...).
1879: En garnison à Pont-à-Mousson il mène grande vie et s'affiche avec une jeune femme de mauvaise réputation : Mimi.
1880: Son régiment est envoyé en Algérie. Il emmène Mimi en la faisant passer pour sa femme. Quand la supercherie est découverte, l'Armée le somme de la renvoyer. Charles refuse et préfère être mis en non-activité par retrait d'emploi. Il revient vivre en France, à Evian.
1881: Il apprend que son régiment est engagé dans une action dangereuse en Tunisie. Il abandonne Mimi, demande sa réintégration et rejoint un nouveau régiment dans le sud-oranais.
Il se montre pendant 8 mois un excellent officier apprécié tant des chefs que des soldats.


LES VOYAGES D'EXPLORATION:
1882-1886

1882: Séduit par l'Afrique du nord, il démissionne de l'Armée et s'installe à Alger pour préparer scientifiquement un voyage de reconnaissance au Maroc. Il apprend l'arabe et l'hébreu.
Juin 1883 - Mai 1884: Il parcourt clandestinement le Maroc déguisé en rabbin et conduit par le rabbin Mardochée. Il risque sa vie à plusieurs reprises. Il est frappé par la foi et la prière des Musulmans.
1884: Charles se pense à se marier à Alger mais il rompt car sa famille est opposée à ce mariage.
1885: Il reçoit la médaille d'or de la Société Française de géographie pour sa reconnaissance au Maroc.
1885-1886: Voyage dans les oasis du Sud Algérien et Tunisien.
1886: Il rentre en France, retrouve sa famille, en particulier sa cousine Marie de BONDY
Il rédige "Reconnaissance au Maroc".
Il vit très sobrement en ascète.
Il s'interroge sur la vie intérieure, la spiritualité. Il entre dans les églises - sans foi - et répète cette étrange prière : "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse".


LA CONVERSION:
1886-1889

Fin octobre 1886: Il rentre dans l'église Saint Augustin à Paris pour demander à l'Abbé Huvelin (que lui a fait connaître Marie de Bondy) des leçons sur la religion.
L'Abbé Huvelin lui demande de se confesser et de communier immédiatement. C'est le point d'orgue de sa conversion, le moment où tout "bascule".
1887-1888 : Il séjourne en famille, en province, chez sa soeur Marie et commence à penser à la vie religieuse.
Décembre 1888-Janvier 1889: Charles est en Terre Sainte. Nazareth le marque fortement.
Rentré en France il donne tous ses biens à sa soeur. Il fait diverses retraites pour chercher un ordre religieux où il pourrait entrer.
Il se sent appelé à vivre "la vie cachée de l'humble et pauvre ouvrier de Nazareth".
C'est la Trappe qui lui semble le mieux convenir comme ordre religieux.

LA VIE RELIGIEUSE:
1890-1897

1890 (15 Janvier): il part à la Trappe Notre Dame des Neiges en France.
6 mois après il part pour une Trappe beaucoup plus pauvre à Akbès, en Syrie.
Il fait un 1er projet de congrégation religieuse "à sa manière", pour que des religieux vivent comme il imagine que Jésus vivait à Nazareth. "Je soupire après Nazareth"... écrit-il.
Il demande à être dispensé des voeux. En octobre 1896, on l'envoie à Rome pour des études.
Janvier 1897: L'Abbé général des Trappistes le laisse libre de suivre sa vocation.

NAZARETH:
1897-1900

Dès le mois de Mars 1897, il est... à Nazareth où il s'engage comme domestique des Clarisses et vit dans une cabane près de leur clôture.
"J'obtins la permission de me rendre seul à Nazareth et d'y vivre inconnu, en ouvrier, de mon travail quotidien. Solitude - prière - adoration - méditation de l'Évangile - humble travail".
Il y reste un peu plus de 3 ans. Peu à peu les clarisses et son confesseur, l'Abbé Huvelin, l'amènent à accepter de demander l'ordination sacerdotale.
Il rentre en France, à Notre Dame des Neiges pour se préparer.
9 Juin 1901 : Il est ordonné prêtre à Viviers (Ardèche).

BENI-ABBES ET LES TOURNEES CHEZ LES TOUAREGS:
1901-1906

Septembre 1901: Charles de Foucauld est à Alger. Il va s'établir à Beni-Abbès où il construit un ermitage pour fonder une fraternité de moines.
1902: Il alerte des amis et les autorités sur le drame de l'esclavage...
Il rachète plusieurs esclaves.
1905: Il fait plusieurs tournées chez les Touaregs.
Il apprend leur langue.
Aucun prêtre n'a pénétré chez eux avant lui.
Pour eux, il fait un catéchisme en langue locale et commence à traduire l'Evangile.
1906: Un compagnon se joint à lui, frère Michel, mais très vite il tombe malade et repart.

TAMANRASSET - 3 VOYAGES EN FRANCE:
1907-1916

Juillet 1907 : Charles entreprend un énorme travail scientifique sur la langue des Touaregs, leurs chants, leurs poésies. Il se fait aider par un homme du pays.
A Tamanrasset, il est seul chrétien, ne peut pas célébrer l'Eucharistie. Mais il choisit de rester quand même... par amitié pour ces personnes dont il partage la vie. Cela durera six mois, puis il recevra enfin l'autorisation de célébrer seul, mais pas de garder le Saint Sacrement.
Janvier 1908: Epuisé, il tombe malade, il frôle la mort. Les Touaregs le sauvent en partageant le peu de lait de chèvre qui leur reste en ce temps de sécheresse. Charles est impuissant, dépendant de ses voisins... Il réalise que l'amitié, l'amour des frères passe par l'échange, la réciprocité.
1909-1911-1913: Il fait trois voyages en France pour présenter son projet d'une "Union des frères et soeurs du Sacré-Coeur", association de laïcs. "De fervents chrétiens de toutes conditions capables de faire connaître par leur exemple ce qu'est la religion chrétienne, et de faire "voir" l'Evangile dans leur vie". (Règlement -Conseils) -1909-1913.
1914: La guerre éclate en France. Charles de Foucauld reste àTamanrasset sur les conseils de Laperine, un militaire de ses amis.
1915: Le désert est agité: rezzous marocains, Senoussites de Libye menacent.

LA DERNIERE ANNEE - LA MORT:
1916

"Quand le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, s'il meurt, il porte beaucoup de fruits ; je ne suis pas mort, aussi je suis seul... Priez pour ma conversion afin que mourant, je porte du fruit."
à Suzanne Perret

Pour protéger les populations, Charles de Foucauld construit un fortin à Tamanrasset. Il s'y installe seul en attendant d'accueillir les gens d'alentour en cas de danger.
Il continue à travailler poésies et proverbes touaregs.
1er Décembre 1916: Des Touaregs sous influence sénoussite l'attirent hors du fortin, s'emparent de lui et le ligotent.
Pendant le pillage, des militaires sont annoncés de façon inattendue.C'est l'affolement ... Une balle part. Il est tué. Sa dépouille est enterrée dans le fossé qui entoure le fortin.
A sa mort, Charles de Foucauld est seul... ou presque. En France, il y a 49 inscrits à l' association des frères et soeurs du Sacré-Coeur de Jésus qu'il a réussi à faire approuver par les autorités religieuses.
En 2005: 19 groupes différents, de laïcs, prêtres, religieux ou religieuses vivent l'Evangile à travers le monde, suivant les intuitions de Charles de Foucauld.

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"Par sa foi en Jésus de Nazareth, peu à peu Frère Charles s’est laissé façonner par le Seigneur. On pourrait évoquer bien des aspects de sa vie que nous ne pouvons pas aborder ici, par manque de temps : La Sainteté au coeur du quotidien avec la spiritualité de Nazareth. Le christianisme est l’une des rares religions au monde à sanctifier le quotidien. La Sainteté au coeur de l’apostolat qui s’enracine dans l’Eucharistie et l’adoration Eucharistique. La Sainteté vécue dans le compagnonnage des plus pauvres et la spiritualité du petit et du frère. La Sainteté en terre d’Islam, tournée vers la prière et l’amitié fraternelle. Sa vie a été une présence aimante, offrante et adorante. Peu à peu, il est passé de l’Eucharistie à une vie Eucharistique, comme il est passé de l’exposition du Saint- Sacrement à une vie exposée.

La Sainteté se réalise au long d’une vie
bien plus que dans des temps forts,
même s’ils sont nécessaires.
Le Seigneur veut faire de notre vie une histoire sainte.
Acceptons de ne pas tout comprendre immédiatement
des événements que nous vivons. " 

Mgr Boulanger

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Publié dans Parole de Pauvres

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