Eglise : soins palliatifs pour le "système" ?

Publié le par MICHEL




En écoutant la conférence d'hier au soir sur la loi Leonetti
et son impact dans la pratique,
je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ce que vit l'Eglise de notre temps...



soins-palliatifs-copie-1.jpg La loi Leonetti a  pris en compte la reflexion faite par des soignants, des  parents, des médecins  et propose un cadre  et des normes à mettre en oeuvre dans la phase de fin de vie..

Le point essentiel est que le patient en fin de vie n'est plus un malade objet de soins et de thérapeutiques décidés et mis en oeuvre indépendement de lui ; il s'agit maintenant d'une personne responsable qui décide directement ou indirectement de la façon dont elle sera accompagnée et soignée au terme de ses jours. voir article précédent


L'impulsion donnée par la Loi entraine la création d'"équipes" qui autour de la personne concernée et de sa famille échangent, se parlent, se concertent prenant en compte tous les aspects de cette période difficile : la santé et principalement la douleur, la solitude, les relations avec l'entourage ...

Les animateurs de la réunions ont montré que derrière le texte plutôt apaisant et pratique de la loi, sommeillait une certaine "violence" manifeste lors de la mise en oeuvre...
Proposer par exemple à une personne qui se croît en pleine santé de mettre par écrit ses souhaits concernant sa fin de vie..n'est pas forcément perçu comme un acte de "tendresse" !!medecin.jpg

Quelles sont les difficultés principales rencontrées ?
- la création d'une véritable collégialité horizontale entre des personnes impliquées dans la fin de vie à des titres et compétences différents.
- la résistance du système vertical et hiérarchique de la décision médicale à entrer dans ce jeu collégial
- la remise en question permanente des faits, gestes protocoles mis en oeuvre à la lumière d'une reflexion faite sur le "sens" de chaque acte envisagé et pas seulement de ses contours purement techniques...


bon-samaritain2.jpg


concile-copie-1.jpgLe Concile Vatican II a pris en compte la reflexion des hommes et des femmes vivant leur Foi et leurs engagements chrétiens ( voir articles précédents) et a proposé un cadre et des normes à mettre en oeuvre dans la pratique..

Un des points essentiels est la refondation de la doctrine sur la dignité de l'homme chrétien ou pas dans l'Ecriture : tout homme est créé à l'image de Dieu et donc libre et responsable y compris dans sa recherche à propos de la Foi et dans sa pratique religieuse...

L'impulsion donnée par le Concile donne plus de consistance à la collégialité entre les Evêques, certes, mais aussi au sein du clergé, entre laîques, entre laïques et Prêtres, Religieux et religieuses..
Chaque niveau de collégialité est appelé à partager, observer la vie, mettre en oeuvre des actions partorales....

Pour certains groupes dans l'Eglise, peu préparés ou confortés dans leurs traditions, le Concile et ses ouvertures ont été perçus comme porteurs d'une certaine "violence".sixteIV.jpg

Quelles sont les difficultés principales rencontrées ?
- la pratique quotidienne d'une véritable collégialité où chaque personne impliquée peut être pleinement elle même porteuse de toute sa richesse...et pas seulement un numéro "lamda"...
- la forte résistance du système hiérarchique vertical à remettre en question son propre fonctionnement
- la mise en oeuvre permanence de la recherche du "sens" des actions engagées et actes posés...





"Je ne suis pas venu
pour être servi,
mais,
pour servir"
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Publié dans Moments de Vie

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