Fond de déprime et remèdes !

Publié le par MICHEL

Non, Non,  Merci les commentaires  et surtout excusez moi :  je ne suis pas atteint de dépression
mais  je n'ai pas pu terminer mon article en temps voulu !... Je m'y colle !



 

psychiatrie.jpg A l'heure où j'aurais du écrire, j'ai regardé un débat je ne sais plus sur quelle chaîne concernant justement la "dépression" .
La question tournait autour des traitements de cette maladie sournoise qui fragilise et marginalise.
Les médecins psychiatres, pharmacologues, journalistes, patients et d'autres partenaires concernés par la santé ont beaucoup discuté de  la façon d'utiliser les médicaments et il ressortait tout de même de leur dialogue que trop de français prenaient facilement des psychotropes, que trop de médecins généralistes se laissaient aller à des prescriptions trop lourdes de ces produits.

On a évoqué aussi des approximations dans les diagnostics  et le fait d'intervenir trop rapidement avec l'arsenal thérapeutique..
Prends t  on le temps de bien distinguer la nevrose avec  l'anxiété permanente et les  obsessions qu'elle peut développer  de la psychose qui conduit les personnes à délirer ?
Pourquoi prescris t on des neuroleptiques (thérapeutique de la psychoseà à des névrosés ?
Pourquoi prescris t on des benzodiazépines à des  névrosés à tendances suicidaires ?

Sans  doute, répondait on autour de la table, parce que l'on va trop vite, que l'on ne sais pas bien cerner le cortège des symptômes, que l'on cède à la pression des patients qui veulent quelquechose et à celle non moins forte des laboratoires  dont les prescriptions font le chiffre d'affaire !
medicaments2.jpg 
Deux des psychiatres présents sur le plateau se sont dits "petits prescripteurs" et ont donné au débat une autre dimension..
La depresssion n'est pas sans causes ; les causes se trouvent dans le passé des patients , dans  la détérioration de leur champ relationnel, dans  leur difficulté à réagir face à certains types d'evenements...
Est il possible, est il déontologique  de ne pas prendre le temps de faire la recherche de  ces causes ?
Comment accepter d'autres voies thérapeutiques que celles qui passent par l'écoute du patient,  par la mise en place avec lui d'un schema reconstructeur ?
Alors, oui, lorsqu'on est sur cette voie et que le terrain est un peu balisé, de bonnes molécules prescrites à bon escient peuvent certainement aider....

psy-groupe.jpg




Il y a quelques jours , comme en témoigne le "blog" de l'envoyé permanent de "La Croix" à Rome, la capitale romaine a vu resurgir le monstre du loch ness  :   marier des Prêtres, ordonner des hommes mariés, revoir la discipline ecclésiastique ?   De façon récurrente, devant la baisse inéxorable d'un nombre de Prêtres dans nos pays,  on remet en selle un certain nombre de médications !
lire l'article par le lien suivant  :
Attention, sujet sensible ! et les nombreux commentaires qui l'accompagnent

cardinaux-vatican-n.jpg Un cardinal lâche une petite phrase qui revient à dire "Peut être bien que Oui"  et la presse s'enflamme : il est obligé de relâcher une autre petite phrase pour dire "Peut être bien que non"....
Un autre va répéter encore une fois que le célibat ecclésiastique n'est pas un dogme, que l'ordination d'hommes mariés ne serait pas impossible mais il faut immédiatement corriger en disant que la question n'est pas à l'ordre du jour !

Cela me rappelle un peu le débat sur la depression !
Chacun y va de sa petite phrase ou de sa petite recette ou de sa grosse certitude comme ces médecins qui face à la dépression ont chacun leur potion..

Ici on va chercher le médicament miracle que l'on prescrit larga manu, et quand on est face à la pénurie grandissante des Prêtres, on a ses petites recettes et on racle les fonds de tiroir :
là, on récupère les intégristes pratiquement sans aucune contre partie (cela fait toujours du poids et que de bruit !)
Ici on passe sur la situation d'un Prêtre que l'on sait en ménage, et quelques kilomètres à côté, on ne tolère rien...
Là-bas on envisage de réintégrer des Prêtres qui sont partis autrefois (A quelles conditions ?)...
Mais surtout, pas de vagues, pas de remise en question, pas de trouble...

Pourtant le trouble peut il être plus grand ?

Que disent les Psychiatres face à la depression ?
Chercher les causes, multiples et variées, se remettre dans un objectif de santé, déterminer un parcours thérapeutique et dans une telle perspective, les médications se mettent en place presque par elle même !

Qu'au lieu de s'occuper d'elle même, de son statut, de son influence, l'Eglise se mette courageusement face à l'impératif de la Mission, du service des hommes engagés dans le Royaume !

triniteroublev1-copie-1.jpgQu'un vrai parcours "vers la Mission"
soit mis en place et structuré
pour mieux écouter la Vie,
mieux la confronter à l'Altérité et à la Parole
comme à la Tradition (la vraie !)
pour que les sacrements redeviennent
de vrais gestes de Dieu
dans de vrais gestes d'hommes,
que la Vie ainsi éclairée et enrichie
trouve toute sa dimension dans la célébration
et que ce parcours dans l'eternel présent de Dieu
soit une rencontre,
celle de la Prière ...

Que les institutions, les mouvements,
les communautés et toutes les initiatives
soient évaluées et positionnees
par rapport à cette démarche centrale
et pas seulement pour des bénéfices à court terme


Dans une telle démarche,
le visage du Prêtre
dont l'Eglise et le monde ont un besoin vital
apparaîtra ....
.. peut être même de façon inattendue !
....et l'Eglise pourrait commencer de sortir de sa "déprime" !

 
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P
Cher Michel,Ton article fait suite, fortuitement, à un sondage du quotidien La Croix sur la visibilité des catholiques en France. De là cette question qui me vient : si la "dépression" atteint plusieurs millions de français, combien de catholiques sont-ils concernés ?Plus précisément, on pourrait rendre visible aussi le nombre de ceux pour qui la foi n'est d'aucun remède contre cette maladie.Voilà un sondage qui me paraitrait bien plus utile que l'autre qui n'est encore qu'un sondage d'opinion. Et un sondage qui appellerait certainement cette mobilisation missionnaire de l'Eglise que tu souhaites tant.De cette enquête réalisée par La Croix, une information a tout de même retenue mon attention : "diffuser le message du Christ" n'est plus, pour l'ensemble des catholiques français, une priorité dans l'ordre des missions de l'Eglise !!!Autrement dit, la Foi chrétienne que je classe première pami les vertus théologales (cf. nos débats sur ce sujet) est reléguée loin derrière des oeuvres de paix et de justice [le mot "charité" n'est même pas employé].A croire qu'un socialiste comme Jean Jaurès pourrait d'avantage inspiré les catholiques que Jésus !!!Pareille mutation idélogique dans le paysage catholique français a de quoi rendre les croyants szchizophrènes, tout au moins "dépressifs" dans un environnement politique, économique et social qui ne "promet" plus rien. Seul compte l'impératif d'Adaptation ! Le concept darwinien d'Evolution phagocyte celui de progrès et l'on sait le sort réservés aux plus faibles dans ce schéma : ou bien on les exploite, ou bien ils doivent disparaître.Alors, au sujet de ces catholiques insatisfaits, le problème est de savoir ce qu'ils entendent de la Révélation faite en Jésus-Christ.Et d'après ce sondage plus grand chose, puisque seules des actions laïques sont réclamées de l'Eglise.L'histoire sainte nous rappelle pourtant quelle promesse est réservée à ce type de croyants qui attendent des oeuvres et des signes : à aucun moment le Christ ne s'est opposé à l'occupant romain, et contre l'Empire la nation juive fut brisée.Alors que faut-il faire ? Comment  l'Evangile peut-il être un consolateur efficace s'il n'est accompagné d'aucune dynamique missionnaire ? Et quelle mission peut bien nous sembler efficace sans le secours de l'Esprit saint évangélique ?Au fond, pour les chrétiens dépressifs comme pour tant d'autres mélancoliques, le vrai problème est de savoir de quoi sont-ils vraiment inconsolables. Si la réponse est dans l'Esprit saint, l'esprit de Vérité, alors répandre cet esprit est la mission de l'Eglise, mission prioritaire à toute autre envers les "malades et les pécheurs".Auquel cas, il faudrait convenir que l'Eglise est toujours dans sa mission quand elle accomplit cet acte le moins "visible" entre tous : le don de l'Esprit saint, don qui vient du Christ - le Christ qui est la Parole faite chair.Toute le reste en effet, n'est que solution médica - menteuse !Bien à toi,Philippe
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M
Merci..et à quelques epsilons près nous sommes bien là sur la même longuer d'onde : la Mission est sans doute le meilleur remède pour bien des déprimes ecclesiastico-ecclésiales !CordialementMichel