Vivre, "il faut" vivre !

Publié le par MICHEL

On peut avoir comme idéal de Vivre et faire vivre...
Mais on peut vivre aussi car "il faut" vivre..
J'emprunte ce texte à un blog plein de poésie et de bon sens :
Au travail, corps et âmes !



 

Vivre. Il faut vivre.

 


Vivre et travailler,
car il faut travailler pour vivre
et vivre pour travailler.

 

Les Saintes Ecritures le disent ;
le code social le dit ;
le code d'honneur aussi.

 
 

Même les retraités travaillent

tant ils ont été conditionnés à des horaires,
des tâches à remplir,
des résultats à obtenir.
 

Ils font
- du jardinage,
- des ménages,
- des ramassages,
- des portages de repas,
- des courses,
- du gardiennage de maisons,

  de vieillards, d'enfants en bas âge
  ou de chiens,

selon le nouveau slogan
de l'amélioration du revenu :

« le salaire, c'est les autres ».


Ces autres,

ce ne sont plus les patrons d'industrie,
ce sont les gens de l'immeuble, du quartier.

Le seul travail encore proposé

est d'aider ceux qui sont trop âgés ou trop jeunes
pour être dans la production de biens
négociables sur le marché.

Ceux qui n'ont même pas la possibilité d'être utiles

pour une aide à la personne,
ceux-là doivent se débrouiller.

Pour avoir de l'argent,

il faut avoir quelque chose à vendre.

Comme on n'achète plus le savoir-faire,

les gens vendent.

Ils vendent

- les meubles de la grand-mère,
- les habits trop petits de leurs enfants,

- les chiots
que veut bien faire leur chienne Mirza,
prix de beauté
au concours canin de Oberniederdorf.
Ils vendent même
les chutes de leur bébé à Vidéo gag
Ceux qui passent des journées
à prendre des vestes

Il y en a même qui vendent leur corps.
Ceux qui font le cobaye pour des laboratoires

en mal d'expériences sur de l'humain.

Ceux qui font le mannequin vivant pour les dames

qui achètent dans des boutiques pour hommes.

Oui, ça existe, on les appelle des shopping boys !
Des messieurs en culotte et tee-shirt

que vous pouvez réquisitionner dans les échoppes
pour leur faire essayer les pantalons,
chemises ou vestes
destinés à l'homme de votre vie
« qui a horreur des magasins ».
Les shopping boys existent dans toutes les tailles,
du S au XXXL.

Le clone de votre homme, en trois dimensions.
 
 

En marge de ceux qui se rendent utiles

en portant des manteaux à la place des autres
parce que la faim justifie les moyens,
il y a des gens en recherche d'emploi
qui passent des journées à prendre des vestes.
 
 

Dans la lettre tant attendue

après la sempiternelle phrase
« on vous écrira »,
ils liront
 

« vous n'avez pas le profil ».

 

Mais comme dit mon ami Bernard,

qui sait de quoi il cause,
 

« ceux qui pensent que vous n'avez pas le profil
ne vous le disent jamais en face ».

 
 


Vivre,
il faut Vivre

Mais comment Faire Vivre ?
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Publié dans Parole de Pauvres

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