Sexualité et ministères
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Psys au séminaire ou comment traquer les homos : Traque des homos ?
1° Commentaire
Une remarque : l’Eglise de Rome pronant la chastete pour ses pretres, elle leur refuse donc une quelconque sexualite, qu’elle soit homosexuelle ou heterosexuelle.
Ainsi, en poussant le raisonnement , ne devrait elle pas egalement traquer les heteros ?...
Jean-François Jaudon
2° Commentaire
Qui peut encore avoir envie d’entrer dans les ordres après de pareilles dispositions ? On connaît d’ailleurs la pertinence et l’efficacité des expertises pychologiques effectuées auprès des tribunaux. Et mieux vaut ne pas trop disserter sur l’homophobie affichée par certains prélats , dont les jeunes et beaux secrétaires seront certainement dispensés d’épreuves aussi humiliantes.
Alain Richard
3° Commentaire
Bonjour, Quelle tristesse ! Traquer les homos au seminaire.Le Vatican verse dans le glauque. La jeunesse post-pubertaire d’un homme ou d’une femme est marquee par une instabilite sexuelle plus ou moins forte.Les psychiatres nous le disent. Au fur et a mesure que la maturite de l’individu s’installe , son orientation se stabilise. Alors dites au Vatican que les jeunes pretres sont avant tout des jeunes hommes et qu’ils ont sur le plan sexuel les memes problemes que tous les jeunes hommes. Dites egalement au Vatican que l’interdiction du mariage des pretres ne fait qu’accentuer des refoulements sous-jacents.L’obligation d’une sexualite refoulee pour les pretres catholiques est un calvaire digne des pratiques de l’inquisition. Enfin dites au Vatican que la religion musulmane qui n’est pas connue pour sa modernite autorise le mariage de ses imams.
Jean-François Jaudon
Mon propre commentaire
Qu'avant de recevoir l'engagement de ceux qu'elle appelle à des ministères ou à la vie religieuse l'Église se donne des moyens plus scientifiques d'apprécier l'équilibre des personnes et éventuellement de mettre en œuvre des thérapies pour le renforcer ne me paraît pas scandaleux ; je dirais même que ce pourrait être une façon de respecter ces personnes qui vont se donner.
Il reste qu'il est parfaitement vrai que les jeunes prêtres religieux ou religieuses ont évidemment les mêmes problèmes que les autres : le risque de vivre une sexualité refoulée et de la vivre comme un calvaire existe réellement .
Dans ce contexte, il y a me semble t il une question qui alourdit encore le calvaire, c'est celle de la « culpabilité » : car une certaine vision de l' « ascèse » ou de la spiritualité entraîne que ce qui est « maturation » « mise en place » « tâtonnements » d'une personnalité qui se cherche devienne trop facilement « désordre » ou « péché » et corolairement avec cette attitude (qu'il faudrait, j'en conviens,analyser plus finement) le remède est le sacrement de pénitence dans lequel invitation est faite de venir « s'accuser »...
...On voit bien les dégâts vers lesquels on s'achemine parmi lesquels, entre autres, une vision quelque peu pervertie du «sacrement du pardon » dans la vie du jeune clerc qui sera pourtant l'acteur majeur de ce « geste » pourtant primordial dans la Vie Chrétienne.
...Le fondement de toute vie chrétienne digne de ce nom est la découverte de l'autre et la relation à l'autre : le plus souvent « autre » s'écrit d'abord avec une minuscule mais c'est dans la rencontre de l' « autre » que se joue la découverte de l' « Autre »...!
Est-ce qu'un jour l'Eglise acceptera de considérer la « sexualité » dans cette optique ? Car sans une sexualité épanouie et vivante, comment être vrai dans la rencontre avec les autres ? Comment être vrai dans sa Foi et dans sa Mission ?

Voir aussi :
Prêtres et Amour !
Prêtres et Amour !(2)
Prêtres et Amour (3)
"Une seule chair" et ministères !
Prêtre et Amour (3) (suite)
Aimer l'Eglise ?
Errements de défroqué !!
AMOUR... PRETRES...ESPRIT..MARIAGE.