Des mots sur les blogs !
Je ne m'appelle pas Nicolas ...
mais franchement hier ça a été un peu ma fête !!
J'ai reçu deux commentaires "musclés" aux quels je me suis efforcé de répondre comme on le verra ci-dessous...
Quelquefois, certaines paroles peuvent faire mal,
mais j'apprécie beaucoup ceux qui jouent ainsi la franchise :
cela oblige à aller un peu plus loin en soi
et dans la compréhension de la vie que nous partageons :
c'est donc salutaire..
Merci donc à tous et sans rancune..
et pardon
quand mes propres mots sont un peu durs !
de "Copernic" (pseudo) à propos de l'article : Mettre la communion à genoux !
Un peu de théocentrisme (pour ne pas dire détachement de soi) s'il vous plaît.
Dans le respect des rites et des formes, vous ne voyez que conservatisme, domination, sécheresse..
Intellectuellement, ça se défend, mais seulement si le penseur est marxiste
(le progrès est toujours bon, l'Histoire est toujours l'affrontement de deux camps, Dieu n'existe pas). Pour les catholiques, le respect des rites veut dire: oubli de soi, confiance dans l'Eglise, amour de Dieu.
Donc s'il vous plaît, si vraiment vous êtes catholique
(feu le marxisme croyait aux vertus de l'infiltration...),
ne vous souciez pas tant du pouvoir et de vous-même.
Demandez-vous seulement si Dieu est connu, servi, adoré.
Et si on témoigne debout, on adore à genoux.
Les bergers (les simples) comme les rois mages (les intellectuels)
sont tous tombés à genous devant Jésus.
Qui êtes-vous donc, Monsieur, pour ne pas vouloir en faire autant ?
Ma réponse :
Rassurez vous,
communier debout ne m'empêche pas de savoir me mettre à genoux...
je voudrais vous rassurer encore :
je ne suis pas grand chose mais catholique jusqu'au bout des ongles et certainement pas marxiste.
Oui Dieu existe et si j'en crois l'Ecriture comme la mission initiée par Jésus et poursuivie par l'Eglise, l'homme semble bien être au coeur des préocupations de Dieu !
Au lieu d'être "théocentrique" dans la logique des hommes,
peut être vaudrait il mieux être plus "humain" dans la logique de l' amour de Dieu.
Comme vous, j'aime beaucoup la liturgie et ses rites :
je les aime d'autant mieux qu'ils sont beaux et parlants :
c'est ainsi qu'ils nous font entrer dans le Mystère et sortir de nous mêmes...
Quand ils se sclérosent, ils nous enferment en nous mêmes et dans un pseudo-mystère
et c'est bien dommage !
Merci beaucoup pour votre visite et votre commentaire
Michel
Cet autre commentaire est envoyé par Philippe et j'ai inclus mes réponses après chacun de ces thèmes; le lecteur pourra trouver un peu long, mais je n'ai rien voulu retrancher de ce dialogue un peu vif mais qui tout enrestant courtois pose incontestablement des problèmes de fond
voir le dialogue précédent avec Philippe : "Toujours indécrotable"
Bonjour Michel,oui, je sais ce qu'est un "sacrement à caractère", le baptême en est un.
Et après ?
Comme beaucoup d'autres j'ai été baptisé dans la foi de mes parents ; c'était dans une "autre vie".
Tu as été ordonné dans le sacerdoce mais tu as rompu avec ceux qui en sont les gardiens ;
tu as donc toi-même mis ce sacrement dans "une autre vie".
En délaissant la fonction tu es parti avec le titre.
Le Sacrement de Baptême que tu as reçu comme celui de l'Ordre que j'ai moi-même reçus ne sont pas d'une « autre vie » ; je ne sais comment tu vis ton Baptême et après tout cela ne regarde que toi, je sais comment j'essaie de vivre mon « sacerdoce » aujourd'hui comme hier..
Voilà un "fait".Judas, qui a rang d'apôtre, a lui aussi rompu avec l'Institution.
Mais c'était à l'instigation du Christ qui voulut qu'il trahisse.
Est-ce que le Christ t'a demandé de trahir ton serment de fidélité à ton Evêque ? Non.
Là, et sans plaisanter, tu m'ouvres des horizons : je ne serais pas aussi affirmatif que toi concernant Judas, mais c'est vrai que d'une certaine façon on peut envisager que la trahison de Judas ait fait partie du « Plan de Dieu » même si cette idée me révulse personnellement.
Maintenant, est-ce que le Christ m'a demandé de trahir mon serment de fidélité à l'Evêque ?
Tu dis Non...Peut être !
Pourtant tu m'ouvres à l'idée que parmi tous ces Prêtres qui ont quitté leur ministère dans l'institution depuis une trentaine d'années certains ont pu le faire dans une logique de fidélité : certes affrontement et rupture avec l'institution, mais dans bien des cas fidélité à une mission, à un Peuple et à une vocation : mes propos doivent te choquer mais l'histoire de l'Eglise nous apprend que certains ont fait bien plus avancer la Vérité et la Foi dans un contexte de rupture !
Est-ce que de s'instituer "prophète" peut-être un moyen de légitimer cette trahison ? Oui.
C'est l'argument, l'auto-persuasion d'un faux-prophète.
Là, excuses moi, tu dérapes, je n'ai aucune prétention à m'instituer prophète ni aucun besoin de légitimer ce que tu appelles ma « trahison » : il y a eu dans cet épisode beaucoup de souffrance, il y a eu aussi des regrets (de part et d'autres d'ailleurs) mais tout cela est passé avec le temps nécessaire pour la cicatrisation des plaies...
Tu veux des faits ?
En voici un, dans le texte :S'agissant de Catherine Fourest, tu écris que "la seule chose qui importe est de savoir si ce qu'elle décrit est vrai ou pas".Ah bon ? je ne savais pas qu'il fallait absolument qu'un chrétien lise Catherine Fourest !!! C'est ton choix de lecture, correspondant à ta propre orientation de polémiste !Et pour preuve, s'il s'agit vraiment de "savoir si ce qu'elle décrit est vrai ou pas", que vas-tu faire aujourd'hui ? Journaliste d'investigation ? C'est une nouvelle vocation ?A défaut, comment seras-tu aussi bien (ou mal) informé qu'elle pour juger de la pertinence de son livre ?Si tu ne peux voir que ton choix de lecture, et la propagande que tu en fais, ne sont déjà sous influences... c'est plutôt grave.
Les choses sont beaucoup plus simples : je lis sous la plume d'un auteur des faits qui me surprennent par leur gravité et que je ne soupçonnais pas ; plutôt que de faire à priori des procès d'intention à l'auteur je préfère dire que pour moi l'essentiel est de savoir si ce qu'elle écrit est vrai ce qui veut dire aussi que je ne suis pas prêt à avaler n'importe quoi : j'en ai besoin pour me faire des faits, l'idée la plus juste possible...
Sur mon blog je ne fais aucune propagande, je partage de que je lis et que je pense avec l'espoir d'entrer dans des dialogues qui éclairent et font avancer comme cela peut arriver de temps en temps !.
Quant à Golias, oser en dire que l'on peut bien écouter Paul plutôt que Pierre, parce que Pierre serait plus méchant encore que Paul... c'est affigeant de rhétorique.Allons, allons ! Tu ne saurais ignorer que le prétendu "Golias" est un évêque légendaire, mais anarchiste de son temps. Son objectif (et celui de la Revue aussi) n'est rien d'autre que la destruction de l'Eglise en tant qu'institution. Renseigne-toi et prends la mesure des vociférations de cette revue.
S'il n'y avait que Golias pour détruire l'Eglise, elle ne risquerait pas grand chose car ce n'est certes pas la volonté de Golias et quand bien même il en serait ainsi, que pourrait ils faire ?
Golias est généralement très bien informé et cela peut gêner énormément des gens qui ont l'habitude de dissimuler ou de parler la langue de bois..
A leur façon ils contribuent donc à faire apparaître la vérité à laquelle chacun a droit dans l'Eglise comme ailleurs...
Qu'il y ait de temps en temps des dérapages verbaux ou des prises de position trop rapides dans Golias, je te l'accorde mais ce n'est pas une raison pour tout refuser !
Il y a vraiment chez vous des rancoeurs qui vous aveuglent.
Et un prophétisme autoproclamé, sans nul doute.
Non il n'y a chez moi car je ne me permettrais pas de parler des autres que de véritables « impatiences » mais certainement pas de rancoeurs.
Mais au fait, puisque tu te réfugies derrière la question, c'est quoi un "sacrement à caractère" ?
Et pourquoi, s'il est néanmoins irrévocable, seule l'Eglise peut-elle le donner ?
L'Eglise a reçu la Mission d'appeler et d'ordonner des « Apôtres » et ceux qui sont ainsi « ordonnés » le sont pour l'éternité et quoi qu'il arrive..
Nous sommes loin d'un titre que l'on reçoit et dont on peut se débarrasser : le « caractère » fait partie de l' « être » de la personne : c'est une dimension de sa personnalité que l'on peut choisir de ne pas vivre ou de ne pas montrer, mais on peut choisir aussi de le vivre même hors des cadres d'une institution !
Es-tu vraiment "prêtre", avec cette espèce de "surmoi sacerdotal" qui te caractérise, ou un prêtre déchu ?
Comme Satan reste un ange, comme Judas un apôtre...
Car il fallait bien qu'il eut du scandale, mais "malheur à ceux par qui le scandale arrive".
Excuses moi de te dire, Philippe, même amicalement que dans ces trois dernières lignes tes propos sont bien pires que tout ce que j'ai pu lire dans Golias : fais de moi et de quelques autres des Prêtres déchus si tu veux, mais mesures bien tes propos tout de même !
Je suis « Prêtre » et je le resterai : c'est une réalité qui s'impose à moi tous les jours et qui influe incontestablement sur ma façon d'être avec les autres ; j'ai la chance de partager cela avec mes proches et si un jour l'Eglise a besoin de gens comme moi, ce qui pourrait bien lui arriver, elle trouvera avec moi un vrai « Prêtre »...laisse de côté toute autre considération.
Cordialement,
Michel