Mariage des Prêtres ?
Cet article est écrit aujourd'hui 8 décembre fête de l'Immaculée Conception..
Dans bien des séminaires ou des instituts, ce jour est celui où l'on prend l'habit, où l'on s'engage, où l'on fait des voeux ..... malheureusement de moins en moins...
En même temps que les vocations se raréfient, qu'un semblant d'amélioration au moins statistique apparaît avec un tout jeune clergé plutôt "tradi" et surtout très fragile, des avancées souterraines et des fermentations progressives continuent de nourrir une reflexion indispensable sur les ministères et les engagements qu'ils impliquent.
Ci-dessous mes questions, éléments de reflexion parmi d'autres :
Il est impossible de trouver dans le nouveau testament un fondement irréfutable du célibat sacerdotal sauf à malmener les textes. Le célibat sacerdotal est une pratique relativement récente dans l’Eglise.
Mais il ne serait pas forcément farfelu de dire que cette pratique du célibat Sacerdotal soit une acquisition dans l’Eglise à partir de la pratique du Peuple de Dieu.
Pourtant l’Eglise elle même n’a jamas franchi ce pas et jamais associé formellement Sacerdoce et Célibat et encore moins Sacerdoce et voeu de chasteté.
Cette « coutume » ou « pratique » dans l’Eglise catholique Romaine n’a jamais été imposée autrement que comme une « discipline » sur laquelle l’Eglise pourrait revenir sans difficulté.
Il me semble qu’il y a donc un déséquilibre qui peut être déstabilisant dans cet état de fait :
- Le Prêtre est ordonné pour un ministère : il s’agit d’un sacrement à caractère conféré par l’Evêque pour une Mission d’Eglise :
Quoi de plus fort ?
- Dans le même temps et pour ce qui est de l’Eglise latine seulement, la discipline ecclésiastique impose aux Prêtres d’un certain rite dans certains territoire, c’est à dire que la loi ne s’applique pas à tous, un état de vie : le célibat ; il ne s’agit pas d’un vœu religieux de consacré, il s’agit d’un article de règlement ecclésiastique :
Quoi de plus relatif ?
Ou bien l’Eglise va jusqu’au bout de ce qui pourrait être sa Foi dans le ministère sacerdotal et confère le Sacerdoce à des personnes qui prononcent des voeux religieux dont celui de Chasteté... parce qu’elle considère que l’exercice du ministère sacerdotal implique une vraie consécration de la personne...
Après tout, pourquoi pas ? Il y aurait là une logique extrêmement « théologale »...
Mais je constate qu’elle ne le fait pas !
Où bien l’Eglise ordonne Prêtre des personnes qui choisissent leur état de vie selon ce que l’on pourrait appeler leur charisme :
- le don de soi dans la chasteté et la vie religieuse est un charisme ;
- le don de soi dans la vie conjugale et le mariage en est un autre.
Un état de vie choisi selon un charisme personnel reconnu serait certainement beaucoup plus équilibrant et dynamisant que la soumission à une loi disciplinaire.
La vraie contrainte difficilement supportable c’est que la vocation au ministère sacerdotal soit encapsulée dans une règle disciplinaire qui n’a finalement d’autre but que de soumettre les personnes et l’exercice de leur vocation au pouvoir ecclésiastique.
Voir surtout : Amour..Esprit...Prêtres...Mariage