Curée du Concile par la Curie ?
Ce serait mal connaître Joseph Ratzinger que de croire qu’il gouverne l’Eglise en navigant à vue. Au contraire, il entend déployer une très belle cohérence dans sa stratégie de restauration au sceau de l’intransigeance. Mais, plus que certains ne l’auraient voulu, Benoît XVI a pris son temps s’accordant au début de son pontificat un temps de répit et d’observation. Mais tout vient à point pour qui sait attendre.
L’un des tournants les plus marquants demeure, le retour même partiel et sur le mode mineur de l’ancienne liturgie au travers d’un motu proprio de juillet 2007 qui fit couler beaucoup d’autres et en fera couler encore. En juin 2008, le Pape lance un mouvement de réhabilitation de la communion sur les lèvres et à genoux évoquant l’urgente nécessité de "donner à nouveau l’hostie aux fidèles directement dans la bouche ». Sur le fond, peu à peu, dans un style clair et parfois brillant, il formule une vision conservatrice du catholicisme. Récemment, il a relativisé le progrès de l’exégèse historico-critique pour en souligner les limites au profit d’une lecture traditionnelle de la Bible.
La volonté persévérante (bien que patiente) du Pape d’imposer à l’Eglise, comme il le peut, sa ligne rétrograde et intransigeante, sans doute hautement nuisible à notre avis, passe aussi par les nominations d’hommes de sa ligne aux responsabilités importantes et dans la mesure à la tête des diocèses de par le monde.
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Voir : l'OPA des Tradis sur la Curie Voir : L'internationale "Tradi" fait son nid
Le commentaire paru sous le pseudo de « Gertrude »
Benoît XVI et ses sbires
Comme on dit, aux grands maux les gros mots !
Pour un pauvre catholique, simple baptisé et tout nu dans la rue, la recherche de défenseurs devient impérieuse !
Qui peut protéger ma conception du catholicisme que je continue de penser légitime ?
Je n’en vois que trois.
Les groupes progressistes
Il existe des groupes de défense d’une vision de la foi alternative qui comme Golias et d’autres doivent tenir le flambeau envers et contre tout ! Tâche pas facile à ces instants où les forces de l’intolérance et de l’exclusion prennent non seulement une place dans l’église mais en arrivent à occuper toute la place ! Hélas pour ces groupes militants, dans la structure actuelle de l’église, leur pouvoir institutionnel est nul et leur influence de plus en plus faible.
Les évêques
Ces hommes de pouvoir réel dans l’église qui sont pour la plupart regroupés en conférences nationales ne semblent pas intéressés à s’opposer aux abus structurels et permanents des apparatchiks romains. C’est bien triste à dire mais ces hommes et ces groupes d’hommes ont passé leur vie passée et passent leur vie présente à se soumettre veulement au pouvoir romain ; ils se sont à-plat-ventrés à qui mieux mieux devant Rome ; ils n’ont pas résisté aux abus du passé et se mettre à penser qu’ils le feraient aujourd’hui serait rêver en couleurs. Je laisse donc ces individus et ces groupes d’individus à leur lâcheté.
Les grandes communautés religieuses
Me restent les Jésuites, les Dominicains, les Franciscains, les Bénédictins, les Cisterciens, les Carmes, les Chartreux et toutes les autres communautés religieuses d’hommes et de femmes que je connais si mal ! Qu’ils sortent de leur silence ! Qu’ils prennent la parole ! L’heure est urgente ! Serez-vous complice d’un virage historique catastrophique du catholicisme ? Serez-vous silencieux et lâches quand tout un avenir possible de la foi catholique est occis systématiquement par une bande de sbires arrogants et orgueilleux ?
Allez hommes de Dieu et femmes de Dieu, défendez-moi ! J’ai besoin de votre aide ! J’ai besoin de votre témoignage !
Ne laissez pas ces cléricaux mesquins, bornés et assoiffés de pouvoir me renvoyer dans les limbes de l’histoire officielle !
Moi aussi, j’ai la foi et on me baillonne et on m’écrase !
Allez hommes de Dieu et femmes de Dieu, aux barricades !
Gertrude
Je voudrais dire mon accord total avec la réflexion de « Gertrude »...
En 1978, à la fin du Pontificat de Paul VI, une importante réforme de la curie était envisagée qui aurait été initiée par Jean Paul 1° s’il avait vécu ou par le Cardinal Benelli s’il avait été élu :
après des années de reflexions et d’expérience cette réforme était le fruit normal du Concile Vatican II..
Que c’est il passé lors du second conclave de 1978 ? Certains pensent que l’élection de Benelli a été barrée par des cardinaux plus ou moins liés à l’Opus Dei mais ce qui est sûr c’est que la réforme de la Curie a été enterrée...
Je ne crois pas que Jean Paul II se soit beaucoup soucié de la Curie lui qui était davantage porté à parcourir le monde en payant de sa personne... Mais pendant ce long Pontificat d’autres ont tissé leur toile...
On a voulu présenter l’élection rapide du Cl Ratzinger comme le signe d’un accord profond entre les cardinaux ; il est plus vraissemblable que cette rapidité ait été le fruit d’une savante et méticuleuse « préparation »... comme est savamment et méticuleusement organisée maintenant le sabordage du Concile et de son
héritage..
Dans quelques jours, le 25 Janvier, nous fêterons le cinquantenaire de l’annonce par Jean XXIII de la convocation du Concile Vatican II... Suite à cette annonce, la Curie s’était mise au travail pour concocter des textes que les Evêques convoqués en Concile seraient venus ratifiés de leurs votes et de leur signature... On se souvient comment à partir du 11 Octobre 1962, de grandes voix se sont levées parmi les évêques pour refuser la main-mise de la Curie sur le Concile...
Nous pouvons donc espérer, chère « Gertrude » que de « grandes voix » puissent encore se lever pour dénoncer et refuser ce qui se passe aujourd’hui...quant à nous ne cessons pas de résister et de regarder devant !