Pourquoi me persecutes-tu?

Publié le par MICHEL


Bientôt le 25 Janvier
Fête de la conversion de Saint Paul :
 terrassé par la lumière sur le chemin de Damas
Saül (c'était son nom Juif) entends la question :
 "Saül, Saül, pourquoi me persécutes tu" ?
A partir de cette vision Paul va devenir l'Apôtre intrépide tant des Juifs que des Païens que l'on connaît
et que nous allons largement fêter cette année

Le 25 Janvier 1959, au jour de la fête de la Conversion de Saint Paul,
Le Pape Jean XXIII annonce la convocation d'un Concile oecuménique
"L'Eglise doit ouvrir sa fenêtre pour mieux regarder le monde et que le monde la connaisse mieux"...
L'Eglise va s'interroger sur elle-même, sur sa Mission dans le monde ;
elle enracine sa reflexion dans une vision renouvelée et plus profonde de sa Tradition
qui est permise par les recherches fructueuses
sur l'Ecriture, sur la Patristique, sur les anciennes liturgies...

On nous annonce pour ces jours ci, on ira peut-être jusqu'à choisir le 25 Janvier,
la réintégration des Evêques intégristes excommuniés
essentiellement à cause de leur refus du Concile...
qui persistent dans leur position
et aux quels on ne demande même plus
fidélité au Concile...
La fenêtre ouverte par Jean XXIII se referme t -elle ?



Je pense à tous ces Evêques venus à Rome pour le Concile de tous les pays du monde ;
ils ont appris à se connaître, à s'écouter, à se parler
ils ont par leur rencontre considérablement élargi le champ de leur reflexion...
Oui ils ont voté des textes, mais surtout ils ont senti jaillir entre eux un formidable
mouvement pastoral et missionnaire...
Pour la plupart aujoud'hui ils ont disparu et peut être avec eux beaucoup de l'Esprit du Concile...
Il ne reste plus que la lettre sur laquelle les érudits de tout bord se penchent
pour trouver dans le Concile le justification de leurs idées !






Je pense à cette génération à qui le concile a demandé une authentique conversion
et où beaucoup auraient pu verser aussi dans l'obstruction  l'intégrisme et le découragement
s'ils n'avaient vécu ce temps forts de retour aux sources et d'"aggionamento"





C'est un peu dur, mais cela commence à bien faire
et je me permets de demander :

Benoît, Benoît, pourquoi nous persécutes tu ?
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Publié dans Vie de l'Eglise

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M
Tempête dans les Landes, tempête dans notre chère Eglise, on espère vous retrouver bientôt...et bon courage en souhaitant que les dégâts ne soient pas trop important!
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M
<br /> Les dégâts ? on fait avec : il y a tellement pire !<br /> Beaucoup de leçons et de messages plein de vie dans une telle période !<br /> Oui, je reviens pour bavarder et continuer de "délirer"...<br /> Cordialement<br /> Michel<br /> <br /> <br />
P
Bonjour !Eh oui, que veux-tu mon cher Michel ? Nos sommes entrés dans un temps de "CONTRACTION" (économique, politico-institutionnelle, et... religieuse). Le libéralisme, la démocratie sont en crise ; et c'est le contrecoup de la globalisation. Le christianisme aussi.Benoit XVI entend y rassembler toutes les forces (pas forcément homogènes) qui sont restées fidèles à deux axiomes majeurs :- la nature transcendante de la religion chrétienne ;- son irréductible originalité.Exit les humanismes vaguement spiritualisés qui exploitent le chistianisme comme simple philosophie *;Exit le "modernisme" qui nie la sacralité des mystères et dissout le christianisme dans le magma des religions.Bref. Il ne s'agit pas d'en finir avec Vatican II mais avec une certaine lecture malsaine du fameux concile. Et la réintégration des "intégristes", les polémiques internes qui s'ensuivront, fournira au Magistère l'occasion de réactualiser le Concile purgés de ses failles ** doctrinales. N'oublions pas que c'est précisément les disputes dans l'Eglise qui ont apporté à Paul la matière de ses épitres _ qui sont la nourriture solide, thélogique et spirituelle, de toutes les églises.Alors, vois-tu, Benoit XVI est certainement bien plus paulinien (et non "saulinien") que tu te plais à l'imaginer.* pour glorifier l'homme principalement** faille ne veut pas dire erreur
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M
<br /> Le temps où u  système de pensée, idéologie, pouvait se donner l'illusions de rendre compte de toute la réalité est révolu.<br /> tous les "ismes" sont forcément dépassés et l'on comprend que pour les tenants de ce type de système la solution  soit ce que tu appelles la "contraction" : on resserre les rangs : une seule<br /> pensée, un seul type de comportement vont générer une société élitiste et restreinte<br /> quant à l'immense majorité, des autres, ce seront des malheureux infidèles pour les quels si on n'arrive pas à les convertir au système en place, il ne restera plus qu'à prier le ciel....<br /> <br /> Tout cela n'a rien à voir avec l'Evangile qui dépasse toute idéologie et avec l'ordre de Mission donné aux Apôtres qui concerne tout homme<br /> De ce point de vue ce que tu appelles la "globalisation" mais je préfère "mondialisation" est une chance : non il ne s'agit pas de "contracter" mais d'ouvrir encore le regard et l'esprit pour se<br /> mettre peu à peu à la mesure de  l'Amour d'un Dieu qui veut le salut de tout homme et qui à travers la diversité de l'humanité créée à son image nous révèle la profondeur de son Être..<br /> La "contraction" que semble vouloir Benoît XVI est incontestablement, une regression et le repli sur une idéologie qui a fait la preuve dans l'histoire de sa nocivité.<br /> <br /> Quant à une reflexion et un débat sur le Concile, oui, pourquoi pas ! Mais à condition de partir du donné de la Foi vécu de l'intérieur : il ne s'agit pas de "juger" le bien fondé d'un Concile<br /> (c'est l'acte le plus fort du Magistère) mais de mieux le "comprendre" : cela ne peut se faire que dans la Foi : "fides quaerens intellectum"<br /> <br /> <br />