Arrières pensées oecuméniques !

Publié le par MICHEL


Quand l'oecuménisme entre catholiques
prends les allures d'un marché de dupes !

 

En février dernier, à propos de la création de l'Institut du « Bon Pasteur » à Bordeaux, le Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, disait :

Cardinal-RICARD1.jpg... « Sortons de l’époque de la polémique, des jugements à l’emporte-pièce, de la critique systématique pour vivre la charité fraternelle et l’estime et le respect mutuels. Dans la foi, je crois aux fruits de communion que l’Esprit Saint peut susciter dans son Église.

Cela dit, cette communion appelle également la vérité. Je n’ai pas voulu que la question des divergences sur la relation au concile Vatican II et à certains de ses textes soit occultée.
La réception positive de l’enseignement du Concile comme acte magistériel est une condition importante de cette communion. Car, plus que sur une question liturgique, c’est bien à ce niveau-là que s’est établi le contentieux avec ceux qui avaient suivi Mgr Lefebvre.

Je crois que, sur ce point-là, le dialogue est nécessaire.
Les prêtres qui ont fondé l’Institut ont accepté d’avoir en ce domaine « une attitude positive d’étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique ».

L’année prochaine, nous aurons quatre catéchèses diocésaines pour adultes afin de revisiter les grandes intuitions du concile Vatican II. J’ai demandé aux prêtres de l’Institut de participer à cette réflexion diocésaine en faisant part de leur propre approche. Une écoute et un échange respectueux devraient être possibles. »

Quelques mois plus tard, alors qu'entre temps est paru le fameux « Motu Proprio »,voici le constat établi par le journal « La Croix » le 14 Septembre dernier :

L’abbé Paul Aulagnier, ancien supérieur du district Abbe-Paul-Aulagnier.jpgde France de la Fraternité Saint-Pie-X, intégriste, et qui a participé l’an dernier à la création de l’Institut du Bon-Pasteur,...ancien proche de Mgr Lefebvre, est dubitatif sur l’application du motu proprio :
«
Je ne suis pas sûr que la procédure choisie
par le Saint-Père soit la bonne, déclare-t-il.
Les curés oseront-ils accepter la demande de fidèles attachés au Missel de Jean XXIII ? Et quelle sera l’attitude des évêques vis-à-vis de ces curés ? »


Comment définir un « groupe stable » ?
Une démarche astucieuse d'un évêque :
« Dans mon diocèse, j’ai eu une demande d’une seule famille : j’ai donc écrit à Rome pour savoir s’il s’agit d’un groupe stable », confie un évêque à La Croix.

Et Nicolas Senèze de conclure l'article de La Croix de ce 14 septembre :
Pour ces intégristes, le motu proprio ne peut être qu’une première étape avant un retour doctrinal à la situation d’avant Vatican II. Et ils continuent à critiquer vertement le Missel de Paul VI. Bien loin de l’attitude d’apaisement voulu par Benoît XVI.


A chacun d'essayer de comprendre :
Négociations ? Compromissions ? Diplomatie ? Marché de Dupes ?...

Désolé, mais sous quelque forme que ce soit, l'intégrisme est un véritable cancer : c'est à la Vie qu'il s'attaque, c'est la Vie qu'il met en péril !
On ne transige pas avec le Cancer et on s'en prémunit du mieux que l'on peut au lieu de lui tendre les bras !


Souvenir

concile-copie-1.jpgDans les années du Concile, dans notre région très fortement marquée par la présence d'Eglise Protestantes, des groupes oecuméniques naissent un peu partout autour du souci de prier en commun, de se connaître, de lire ensemble et de méditer l'Ecriture..

Avec la ferveur des convertis, certains, dans chaque communauté sont impatients : pourquoi ne pas discuter sur nos points de divergences, nous faire mutuellement des concessions et parvenir à une unité plus visible ?

Eut lieu alors une conférence donnée à la fois par un Prêtre catholique formé dans le sillage du P.Michalon et d'un Pasteur de l'Eglise réformée : ils firent part de leur conviction commune que nous exprimons « en substance » :

« L'oecuménisme n'est pas et ne sera jamais une affaire de « diplomatie » de « négociations » et de « concessions réciproques » ; nous sommes sur des chemins différents sur lesquels a grandi notre Foi à partir d'évenements fondateurs : certes il peut y avoir du bon grain et de l'ivraie...mais ne faisons pas le partage trop rapidement...

A chaque Eglise de se laisser interpeller par l'autre, à chaque communauté d'approfondir sa Foi et non de la dissoudre dans nous ne savons quel syncrétisme !

Du coeur de nos existences c'est le même Dieu qui nous appelle et le même Christ qui nous sauve même si nous sommes sur des voies différentes...

Par contre n'ayons pas peur de montrer que nous pouvons prier ensemble, que nous pouvons écouter la Parole ensemble et nous enraciner dans la Tradition Apostolique qui nous est commune ; soyons à l'oeuvre dans le monde et témoignons ensemble de la Charité Evangélique..

Cherchons le Royaume de Dieu et sa justice comme nous y sommes appelés dans nos différences et l'Unité nous sera donné « par surcroît » par des voies qui ne nous appartiennent pas.. »

Le Prêtre fit alors un point sur les travaux en cours du Concile et sur l'appel lancé aux catholiques de se renouveler dans leur Foi et leur témoignage.

Le Pasteur protestant salua cet événement du Concile comme fondateur d'une nouvelle démarche et comme un appel à un approfondissement de la Foi et du témoignage de tous les chrétiens..

 PENTEC--TE8.jpg

 

Voir aussi les liens ci-après :

Bonnes Manières

Aimer l'Eglise ?

La Tradition Bafouée (Motu Proprio)

L'Unité est elle possible autour du Concile Vatican II ?

Samedi noir pour l'Eglise !

Tradition, Trahison ?

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Publié dans Tradition Trahison

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P
Merci pour le résumé de ce dialogue dont je retiens deux expressions riches de significations :"Nous enraciner dans la Tradition apostolique"et"l'Unité nous sera donnée (...) par des voies qui ne nous appartiennent pas.".Autrement dit, symboliquement, la tradition apostolique est une réalité TERRESTRE, et l'unité des chrétiens se fait au CIEL.Je ne crois pas que ayons là une vision catholique de la Tradition, reprise et défendue par le Concile.Par ailleurs, on pourrait objecter que les "protestants", parce qu'ils font un usage de la tradition apostolique pétrifié et limité dans le temps, sont tout à la fois traditionalistes et réformistes.Ce sont là deux objections qu'il me paraît opportun d'approfondir et j'attends ton avis.Bien à toi,Philippe
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M
Pétrifier la Tradition ne me parait pas être l'apanage des Protestants : d'autres font au moins aussi bien !Jeune étudiant, je faisais visiter Rome à un groupe de visiteurs Protestants : en arrivant aux catacombes j'étais un peu gêné car je me demandais quelle serait leur reaction devant le culte des Saints !Voyant ma gêne il me fut dit :"Les martyrs que l'on vénère ici sont aussi nos martyrs et nous sommes heureux de les fêter avec vous !"...Le Chrétien me semble être tout à la fois et tous les jours du Ciel et de la Terre !Les voies de l'Unité nous seront données, elle ne nous appartiennent pas : cela ne veut pas dire qu'elles n'ont aucune consistance concrète : le Ciel sur la Terre..oui, cela existe !CordialementMichel