Fractures épiscopales ? Collégialité ?
En montagne, quand une brebis perdue sent que son berger vient la chercher, elle se précipite dans ses bras ; il faut dire qu'elle ne sait pas, elle, poser ses conditions !
Pour d'autres, la démarche du Pape entrerait dans une stratégie de "restauration" méticuleusement mise au point et préparée entre autres par des nominations successives que ce soit dans la curie, que ce soit au sein de l'Episcopat sans compter les reconnaissances de toutes sortes attribuées à des instituts connus pour leurs positions très traditionnelles et se developpant en marge des Eglises locales..
Je me permets de verser au dossier la réaction de deux Evêques Français au geste "bienveillant " du Pape en notant par ailleurs, pour avoir fait la recherche que bien des Evêques, peut être pas très à l'aise avec cette affaire se contentent de répercuter la déclaration duconseil permanent de l'Episcopat..
A chacun de se faire son opinion !
| Deux réactions Episcopales à la décision de Benoît XVI de lever l'excommunication des Evêques intégristes | |
| Claude DAGENS Evêque d'Angoulême | Marc AILLET Evêque de bayonne |
| Un visage d'Eglise | Un autre regard |
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| L’unité de l’Église exige une vigilance et un combat permanents. Pour la simple raison qu’à longueur de siècles, cette unité est menacée par des tensions qui peuvent aller jusqu’à des ruptures, à des schismes, surtout si ces tensions sont liées à des conceptions antagonistes du mystère de la foi. Face à ces tensions et à ces ruptures, le pape, en tant qu’évêque de Rome, a la responsabilité de garantir et de défendre cette unité fondée sur la foi catholique reçue des Apôtres. Benoît XVI vient d’exercer cette responsabilité en levant les excommunications concernant les quatre évêques ordonnés à Écône en 1988 par Mgr Marcel Lefebvre. Pour ceux qui ont été témoins de cette rupture et qui en ont souffert, comme pour ceux qui sont aujourd’hui témoins de cette volonté de réconciliation de la part du pape, il doit être clair que ces événements ne peuvent pas être interprétés de façon superficielle, selon un simple jeu de rapports de forces ou d’idées. Il s’agit de la vérité de l’Église et de son unité réelle, qui font appel à ce qu’il y a d’essentiel dans l’identité catholique : la participation au mystère du Christ, qui désire inlassablement « réunir les enfants de Dieu dispersés » . | C’est dans la confiance que j’appelle tous les fidèles du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron à accueillir le décret par lequel est levée l’excommunication des quatre évêques sacrés par Monseigneur Marcel Lefebvre sans mandat pontifical. De manière significative, c’est au cours de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, que le 21 janvier 2009, le cardinal Re, préfet de la Congrégation des évêques, à la demande du pape Benoît XVI, a signé ce décret. La décision de Benoît XVI survient après qu’au nom de ces mêmes évêques, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a écrit, le 15 décembre 2008, au cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la Commission pontificale « Ecclesia Dei », en lui demandant la levée de la sanction. Dans sa lettre, indique le décret, Mgr Fellay déclarait : « Nous sommes toujours fermement déterminés dans notre volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l’Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ, qui est l’Eglise catholique romaine. Le Cardinal Re a souligné : « On espère que ce pas sera suivi de la réalisation rapide de la pleine communion avec l’Eglise de toute la Fraternité Saint Pie X, témoignant ainsi de la vraie fidélité et de la vraie reconnaissance du Magistère et de l’Autorité du Pape avec la preuve de l’unité visible ». Loin des polémiques, il est urgent d’entrer avec un esprit filial dans ce que, par ce geste de bienveillance paternelle, le Saint-Père Benoît XVI désire pour l’Eglise à la suite du Christ : l’unité dans la charité. « J’ai décidé ce geste de paternelle miséricorde parce que ces évêques m’ont plusieurs fois manifesté leur vive souffrance de la situation dans laquelle ils se trouvaient. J’espère que mon geste sera suivi par leur ferme engagement d’accomplir le chemin encore nécessaire pour réaliser leur pleine communion dans l’Eglise, afin de témoigner d’une authentique fidélité et d’une véritable reconnaissance du magistère comme de l’autorité du Pape et du Concile Vatican II. » Il a ajouté : « Que la Shoah soit pour tous, un avertissement contre l’oubli, contre la négation, ou contre le réductionnisme, parce que la violence perpétrée contre un seul être humain est une violence contre tous. » Le même jour, le Conseil Permanent des évêques de France a rappelé que : « Benoît XVI ne cesse de signifier son attachement à une relation fructueuse entre juifs et chrétiens. Les évêques saluent la volonté du Saint-Père d’aller jusqu’au bout de ce qu’il pouvait faire comme invitation à une réconciliation. Ils sont en communion avec lui dans l’exercice de la vigilance épiscopale. » La veille, le supérieur général de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay avait demandé pardon au pape et à tous les hommes de bonne volonté : Il est opportun de rappeler que la signature du décret concernant la levée des excommunications est antérieure à la diffusion par les journalistes de l’interview de Mgr Williamson. Ainsi de très nombreux médias, se servant des propos inacceptables prononcés par Mgr Williamson en 2008, les ont ressortis comme une arme contre le Saint-Père dans sa volonté de rassembler les chrétiens. Aussi, j’assure les fidèles de la Fraternité Saint Pie X présents dans le diocèse de Bayonne de mon souci que le dialogue entre les supérieurs de la dite Fraternité et le Saint-Siège aboutisse dans les meilleurs délais. Dans un second temps, je transmets à la communauté israélite de notre circonscription ecclésiastique l’assurance de mon amitié la plus sincère. Enfin, au presbyterium et à tous les diocésains, je redis ma volonté de servir tous et chacun dans une communion sans cesse renouvelée au Christ et à l’Eglise dans l’affection collégiale envers le Saint-Père. Bayonne, le 29 janvier 2009 |
| Commentaire | |
| « l’Église n'est pas un système que l’on façonnerait à sa guise ou selon ses préférences culturelles ou politiques, mais elle est «dans le Christ, comme le sacrement, c’est-à-dire le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » ( Lumen gentium n. 1). L'Unité autour du Concile Vatican II et de son « développement » | Il semble que Mgr Aillet n'ait pas lu toutes les déclarations de Mgr Fellay... L'Unité doit se faire autour de l'autorité du Pape : on notera le silence abyssal à propos du Concile Vatican II Les intégristes de la fraternité St Pie X semblent avoir de beaux jours devant eux dans le diocèse de Bayonne |


