Hymne à la Vie : "Dignitas Personae"
La Dignité de la personne humaine
Je viens de passer du temps à lire et relire
le texte proposé par le Vatican
et concernant la « dignité de l'homme » ;
je ne suis pas spécialiste et ne me permettrai pas
d'imposer une « analyse » du texte
mais je voudrais partager quelques remarques :
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Nous sommes ici loin des histoires de soutane de latin et de sacristie : nous touchons au cœur de ce que nous sommes chacun personnellement et collectivement.
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Il me semble percevoir que le ton du document n'est pas le même que ceux auquel nous avait habitué le Vatican sur le sujet ; les positions de l'Eglise restent fermes mais trois faits nouveaux sont à noter :
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Un discours extrêmement positif, presque en forme d'hymne, à la Vie.
Ce discours est fondé sur l'évocation à plusieurs reprises de la Création de l'Homme à l'Image de Dieu ; c'est là une assise solide, un leit-motiv qui traverse la Bible et les enseignements de bien des Pères de l'Eglise ; c'est aussi le principe théologique de base de la constitution pastorale du Concile Vatican II : Gaudium et spes... Il est bon que nos convictions et nos attitudes par rapport à la vie soient ainsi fondées aussi fort ; peut être aimerais t on retrouver dans les textes la même force de conviction et les mêmes références à notre Foi quand il s'agit d'autres problèmes humains pas moins concernés par l'éthique : la pauvreté, l'oppression, la faim et toutes les formes d'asservissement...
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D'autre part il y a dans le texte une volonté de pédagogie et quelques ouvertures qui ne sont pas sans signification.
La pédagogie est sans doute meilleure du fait des nombreuses contributions qui ont permis l'élaboration du texte et notamment celles de scientifiques qui ont bien voulu partager leurs certitudes mais aussi leurs questions et qui ont été écoutés.
Ainsi, à propos de l'embryon, on sent que cela brûle la plume des rédacteurs d'écrire que l'embryon est une personne humaine ; cela n'est pas écrit car il y a discussion sur le sujet : on va aussi loin que possible en parlant pour l'embryon de « dignité » de la personne humaine mais on laisse la porte ouverte pour que la recherche continue et que surgisse peut être un jour une parole à la fois plus précise et plus nuancée.

Le travail des scientifiques est très fortement encouragé même si le cadre et les moyens de leurs expérimentations sont clairement balisés.
Quant aux cellules souches,
il y a un encouragement net de la part de l'Eglise
pour que l'on travaille sur les cellules souches « adultes »
et toutes les perspectives qu'elles ouvrent en ce qui concerne la thérapeutique.
Oui, c'est un texte profond et riche qui ne transige pas avec le respect de la Vie : personne ne pouvait s'attendre à un changement de cap de la doctrine de l'Eglise sur le sujet : mais il faut saluer le changement de ton.
Pourtant je me permettrai deux remarques plus négatives et critiques :
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Concernant l' « avortement », on ne pouvait pas attendre un changement mais les termes employés pour réitérer la condamnation de l'IVG et la mise en avant de « sanctions pénales canoniques » semblent malgré tout oublier toutes les détresses,les souffrances et les solitudes que vivent les personnes concernées.
On peut comprendre la « condamnation » de l'acte en lui-même, mais elle induit forcément que les personnes en cause sont aussi condamnées et « pénalement ».
Un texte qui fait une telle promotion de la vie se devait peut être un autre discours.
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De même concernant la « fécondation in vitro ».
Le texte condamne la fécondation médicalement assistée sur la base de deux arguments :-
D'une part les naissances obtenues par FIV entrainent la production et la perte voire la destruction de très nombreux embryons et du point de vue du respect de la dignité de l'embryon, cela est inacceptable pour l'Eglise ; mais peut on fermer totalement ici la porte à la recherche qui trouvera peut être les moyens d'arriver à respecter les « embryons » : en produire moins, travailler sur ce que pourrait être leur devenir au service de la vie (couples stériles, adoptions etc...).
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D'autre part l'Eglise rejette toute méthode d'aide à la procréation lorsque l'intervention se fait hors de l'acte sexuel-conjugal entre un homme et une femme...

Certes, dans la FIV, l'enfant qui va naître n'est pas le fruit d'un acte physique entre les époux ; mais quand on sait par quel parcours les couples doivent passer, on sait qu'ils ne peuvent le passer qu'en étant extrêmement proches et complices, ils doivent se soumettre aux exigences physiques de leur physiologie, assumer des périodes de doute et d'echec : là aussi, il peut y avoir de tout, y compris la course de certaines équipes médicales à la statistique mais le recours à la FIV pour donner la vie et tout ce à quoi il oblige, c'est un sacré acte sexuel et conjugal...
A contrario, combien d'enfants naissent par hasard d'actes sexuels sans amours et sans respect ... et là bien sûr on ne dit rien : c'est dans les norme.
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Globalement, un grand merci à l'Eglise de nous avoir donné ce texte : un hymne à la vie, un travail de pédagogie et de recherche partagé, des ouvertures pour les scientifiques qui pourraient laisser la porte s'ouvrir encore au delà de ce qui est perçu aujourd'hui et qui peut être nous sera donné demain et pour nous tous un appel à « Vivre et Faire Vivre »
A méditer de beaucoup plus près !
Voir le texte : La dignité de la Personne (« Dignitas Personae »)
Voir aussi :
Zones grises : conclusion
Le Début de la Vie
Le début de la Vie (2)
Naissance d'une Espérance..!

En Lui est la Vie