Soutane : polémique imbécile ?
- quelques morceaux choisis extraits d'un débat récent à propos du port de la "soutane"
- une brève note historique
- quelques liens pour information
Soutane et Humour !
Je ne comprends pas tant de polémique autour d’une soutane alors que dans les rues de Paris on rencontre à longueur de journée des musulmans en robe....
D’habitude ce sont les gonzesses qui parlent chiffons !
Je voudrais dire à tous les fans de la soutane qu’il ne suffit pas d’avoir une soutane, encore faut-il avoir autre chose qu’un pois chiche dans la cervelle et dans le cœur.
amen
Je ne sait pas si vous avez remarqué depuis que les prêtres ne sont plus en soutanes et les religieuses en habit on les reconnaît encore plus en général à leur mauvais goût en vêtement. Quand à certains on dirait des PDG d’entreprises du CAC 40 ou le costume cravate devient l’uniforme. A mettre un uniforme je préfère quand à moi la soutane ou le clergyman. AU fait les évêques cachent leurs croix pectorales et certains prêtres et séminaristes eux au contraire en mettent une en bois alors qui est qui ? ......
A propos de la « sinistre » soutane, voici une histoire authentique concernant le célèbre Chanoine Kir du temps où il était député de Dijon. Rejoignant en train sa ville de Dijon après une session parlementaire par une journée caniculaire, le chanoine eut l’occasion de voyager en face d’un pasteur protestant, bien sûr revêtu d’un « clergyman ». Ne pouvant plus résister à la chaleur suffocante, le pasteur enleva son veston et adressant un clin d’oeil au chanoine, il lui dit : « Ca, vous ne pouvez pas le faire » ! Quelques minutes plus tard, le chanoine se leva pour se rendre aux toilettes. En regagnant son compartiment, il montra au pasteur son pantalon qu’il tenait à la main et lui dit : « Ca, vous ne pouvez pas le faire » !
Soutane : uniformes et grades !
Les "Monsignori" sont répartis en trois classes soit dans l'ordre descendant :
• Les Protonotaires apostoliques
• du nombre (la forme la plus rare et la plus haute: normalement ils ne sont que 7);
• surnuméraires (le grade le plus haut en dehors de Rome);
• Prélats honoraires de sa Sainteté (anciennement "prélats domestiques);
• Chapelains de sa Sainteté (autrefois, soit "Chamberlain Papal " ou Chapelain privé)

Soutane : nouvelle Evangélisation ?
Quant à [mon nouvel évêque en soutane] dont je suis l’un des diocésains encore étourdi du merveilleux cadeau que nous fait le Saint-Père avec sa nomination, qu’il garde sa soutane ! Il doit y avoir dans le diocèse à peine 10 prêtres qui portent en permanence le col romain. Un évêque en soutane va peut-être conduire les autres à se demander si le port de l’habit sacerdotal n’est pas finalement une manière bien simple et efficace d’évangéliser.
Pour mémoire : notre ancien évêque, avait fermé le séminaire diocésain. Notre dernier prêtre a été ordonné il y a plus de deux ans. Il n’y a a actuellement aucun séminariste pour le diocèse .....
Oui l’église file du mauvais coton ...même pas bon à faire une soutane nous allons tout droit vers un schisme il est inconcevable d’accepter se genre de situation après l’affaire de la jupe , où il a fallu une menace de plainte pour discrimination sexiste et où il a fallu plus d’un mois avant non pas des excuses franches et claires mais une pirouette , un mensonge de vingt-trois , il y a toutes ces mauvaises nouvelles pour l’eglise mais quelle église ..celle institutionnelle !! on s’en passera au moins le denier du culte sera encore plus en chute libre et les diocèses seront en faillite comme cela il n’y aura plus d’église institutions malheureusement tout cela fait le lit des sectes !!!!
De la même façon que des cloches qui sonnent toutes les heures sont un signe utile dans le monde, le vêtement du prêtre doit être distinctif. La petite croix sur un pull ou une veste est bien peu visible et pourrait laisser penser que celui qui la porte assume mal sa « différence ». Un col romain a l’avantage de se voir au premier coup d’oeil, et est d’ailleurs choisi par la plupart des prêtres de moins de 45 ans. Quant à la soutane, si elle est très rare, pourquoi pas. Elle n’est qu’un signe encore plus visible. Ce n’est d’ailleurs qu’en France qu’elle est aussi rare et « connotée ».
D’un point de vue purement « sociologique » ; il est évident que dans la société dans laquelle nous vivons, la façon de s’habiller à un sens majeur. Certes le vêtement n’est plus autant qu’autrefois le marqueur d’appartenance à telle ou telle catégorie sociale mais il est plus que jamais un mode d’expression de son identité et de son « moi ». Il suffit d’observer les adolescents, ou les jeunes adultes le week-end pour s’en convaincre. Il est symbolique et le symbole est toujours important, hier comme aujourd’hui.
D’autre part, dans un monde de plus en plus déchristianisé, l’Eglise est de moins en moins présente y compris dans la vie sociale. Du fait de la baisse de la pratique religieuse mais aussi du fait d’une volonté depuis les années 1970 « d'enfouissement » pour mieux s’intégrer à la société. Avec sur ce dernier point les résultats que l’on connaît.
Dès lors, il apparaît souhaitable qu’un prêtre -qui l’est 24h24 et 7 jours sur 7- soit habillé d’une façon telle qu’il soit immédiatement reconnaissable. Cela par souci de transparence vis à vis de tous. Mais aussi afin d’être pour tous un signe visible de l’Eglise et du Christ, à des fins « publicitaires » certains oseraient dire. Il faut que son existence, son état et ce qu’il suppose d’engagement et de don soit visible par tous. Son état ne doit pas être caché mais au contraire clairement affiché, afin que tout homme le croisant dans la rue soit interpellé de façon non agressive par ce symbole. Libre bien sur à cet homme d’en faire ensuite ce qu’il veut, y compris de continuer son chemin avec indifférence. Parfois ce signe visible sera une source de questionnement. Les prêtres sont déjà de moins en moins nombreux, alors s’ils peuvent être plus visibles où est le problème ?
La Soutane révélateur de "fractures" ?
la gauche, la droite
conservateurs, progressistes
psycho-rigides, hurluberlu
soutane ; pull roulé
p’tits cons ; grands cons
Ne peut-on pas sortir de ces débilités et essayer de comprendre nos frères ou alors, sommes nous destinés à nous taper dessus et ne plus voir le pauvre sur le bord du chemin ?
L’Eglise catholique n’en est-elle pas à se dissocier en deux entités bien distinctes ?
Pour moi, il y a d’une part
une Eglise composée du Pape avec sa Curie, ses cardinaux, la plupart de ses évêques, des prêtres en soutane et de tous les intégristes, fondamentalistes et traditionalistes. Le Pape a précisé son orientation en indiquant que « la crise de l’Eglise Catholique est une crise de la liturgie » ; et on semble penser que le retour aux liturgies d’avant concile résoudra la crise. D’autre part
Une Eglise comprenant des laïcs souvent engagés bénévolement dans des groupes ou associations caritatifs ou humanitaires, des prêtres, des religieux et religieuses, quelques évêques et peut-être un cardinal…et des prophètes qui ont nom Abbé Pierre ou Sœur Emmanuelle ; une Eglise soucieuse du sort « des plus petits de nos frères », de justice et de solidarité.
Une Eglise de la Liturgie et une Eglise de la Compassion.
En tant que laïc de base, inculte en théologie et en exégèse, mais sachant lire, il me semble à la lecture des Evangiles, que l’Eglise du Christ ne peut être que la seconde.
Cette distinction est frappante quand on parle de religion avec des personnes indifférentes ou même hostiles à l’Eglise : celle qu’ils rejettent, c’est la première, et si on leur rappelle l’existence de la seconde, ils reconnaissent que celle-ci leur est sympathique. Si on veut échanger positivement avec les « Déçus de l’Eglise » il n’est pas possible en conscience, de soutenir les positions de l’Eglise vaticane en ce qui concerne des problèmes tels la place des femmes et des divorcés dans l’Eglise ou l’ordination de personnes mariées, voire l’infaillibilité du « magistère ». On ne peut que souligner que ce n’est qu’une institution humaine qui porte les défauts des humains, mais que, de Saint Vincent de Paul à l’abbé Pierre, l’esprit de son fondateur a pu être maintenu : on ne peut défendre que l’Eglise de la Compassion.
Soutane et Tradition
A quand remonte l'obligation de porter la soutane ?
Quelles sont les normes ou recommandations en cours ?
En France, le port de la soutane devient, dans certains diocèses, obligatoire sur le lieu de la résidence à partir du XVIIe siècle. Le concile de Trente avait prescrit aux clercs un habit « bienséant », sans en préciser la forme ni la couleur[23]. François de Harlay impose la soutane sur le lieu de résidence en 1673, le port de l' « habit court » à la française ou de la soutanelle étant réservé aux voyages. À Rome et en Italie, on est beaucoup moins strict sur ce point. On se contente d'imposer un habit noir, la soutane étant cependant obligatoire pour la célébration de la messe.
Pendant la Révolution française le port de l'habit ecclésiastique est supprimé par l'Assemblée nationale le 6 avril 1792 sur la demande de l'évêque constitutionnel du Cher, et au lendemain de la chute de la monarchie, l'Assemblée interdit de nouveau le port du costume clérical, ne le permettant qu'aux prêtres assermentés, dans l'exercice de leur fonction et dans l'arrondissement où ils exercent.
Les Articles organiques du concordat de 1801 reprennent l'interdiction de 1792 : l'article 41 proscrit le port de la soutane en dehors des cérémonies du culte et impose l'habit noir à la française, avec, pour les évêques, des bas violets et la croix pectorale. Le décret du 17 nivôse an XII autorise les ecclésiastiques à porter « les habits convenables à leur état suivant les anciens règlements et les usages de l'Église », mais seulement dans le lieu de leur juridiction. En dehors, l'habit noir à la française reste en principe obligatoire. En 1844, Monseigneur Affre rend obligatoire la soutane sur le territoire de la paroisse, la soutanelle et la redingote, noire -et non plus simplement de couleur modeste comme requis dans son ordonnance de 1840 - pouvant être portées en dehors de la paroisse.
C'est Monseigneur Sibour qui généralise le port de la soutane à Paris, en 1852.
À Rome, sous Pie IX, l'habit court est encore le costume de ville et des audiences papales. C'est lui qui supprime cet habit d'audience pour les cardinaux, lui substituant la soutane filetée, l’abito piano.
Le schéma du Ier concile du Vatican (1870) sur la vie des prêtres reprend simplement les règles sobres du concile de Trente et n'impose qu'un habit ecclésiastique dont la forme est laissée au jugement des Ordinaires.
Aujourd'hui, le droit canonique demande aux clercs de porter un habit ecclésiastique convenable[24], selon les règles établies par la conférence des évêques et les coutumes légitimes des lieux. C'est souvent un costume sobre accompagné d'une chemise ou d'un plastron surmontés d'un col romain imité de celui de la soutane.
Concile de Trente : pour les clercs, un "habit bienséant"
Concile Vatican I : un habit ecclésiastique sobre dont la forme est laissée au jugement des ordinaires
Dispositions canoniques actuelles : un habit ecclésiastique convenable selon les règles établies par la conférence des évêques et les coutumes légitimes des lieux
Lien pour ceux qui y tiennent vraiment : les bienfaits de la soutane
En soutane ou pas, seul le don de soi à la Mission est rassembleur !
L’Abbé Pierre portait la soutane et participait certainement plus de l’Église de la compassion que de l’Église de la liturgie... Cela dit je ne partage pas cette vision qui oppose deux Églises. Il y a des tendances différentes et c’est très bien qu’il y en ait (et plus de deux à mon avis) pourvu que ça communique et qu’une unité se réalise. Et puis, on participe généralement de plusieurs tendances, sauf à être complètement braque et porter des oeilllères...
Bref, les polémiques sur la soutane: beaucoup de bruit pour rien !
Mais attention ! comme pour celles qui sont nourries à propos de la Liturgie
ne révèlent elles pas qu'une césure grave est latente dans l'Eglise..
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Quelle autre voie pour l'unité
que tous se mettent en ordre de marche
pour la Mission ?
